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Un garage avec 16 scooters Bella, et ce n’est pas fini!

Herwig Geyskens (51 ans), électricien et collectionneur de Zündapp.

Moins puissante, mais plus solide que la Vespa, la Bella a fait craquer Herwig Geyskens. Heureux propriétaire de 16 modèles, il compte bien les avoir tous un jour.

Sur l’allée, le camping-car Airstream attire les regards. "Un Orion Suleica Type 2 (1974), trouvé en Allemagne", sourit Herwig Geyskens. "J’y ai travaillé pendant plus de deux ans. L’intérieur était dans un état catastrophique: c’est mon épouse qui a refait le revêtement. Nous avons construit une annexe pour l’entreposer. L’année dernière, nous l’avons pris pour aller au musée Zündapp à Sigmaringen, en Allemagne. C’est également là que se sont déroulées les célébrations du centenaire de Zündapp, en 2017, qui ont réuni un millier de participants."

La décoration du camping-car fait référence à Zündapp, y compris la légendaire Bella. "Lors des célébrations du centenaire, j’ai remporté le premier prix avec le scooter R204 (1958), que la Deutsche Bundespost utilisait pour acheminer les télégrammes. Le coffre de Steib a été construit spécialement à cet effet."

Un Orion Suleica Type 2 (1974) et une Zündapp Bella R204 K (1959).

Dans le hall de sa maison, on peut voir la Type 1 (1953). "Elle a été construite le premier jour de production!", s’exclame-t-il en riant. "Elles ont des sacoches en cuir et un démarreur intégré dans le marchepied. Celle-ci, je l’ai restaurée. Dans sa couleur bleu acier d’origine."

"Quand le fabricant de motocyclettes Zündapp a vu le succès de la Vespa, il s’est mis à étudier toutes sortes de scooters. Ils ont finalement travaillé sur le Parilla. Ils ont repris la position du moteur et le refroidissement par air, ainsi que le passage des vitesses au pied, et non à la main, comme sur une Vespa. Ils ont aussi préféré de plus grandes roues, pour une meilleure maniabilité. La Vespa est plus puissante et la Bella, plus solide. C’est un scooter typique des 'nozems', l’équivalent néerlandais des blousons noirs. Toutes les Bella ont un moteur à deux temps et quatre vitesses. Elles sont passées de 150 cc et 7,3 ch à 200 cc et 13,4 ch."

La passion d’Herwig Geyskens pour les scooters Bella du constructeur allemand Zündapp a débuté il y a trente ans.

Tout a commencé il y a trente ans, quand il en a acheté deux. "La R203 vert foncé (1957) avait été démontée. Je l’ai restaurée en me basant sur la R204 rouge et blanc (1960). Elle était encore assemblée, mais elle avait été mal restaurée et avait passé des années dans une cave."

"La Vespa est plus puissante, et la Bella plus solide. C’est un scooter typique des nozems."
Herwig Geyskens
Électricien

"Plus tard, notre fournisseur de mazout voulait absolument la verte. J’en ai demandé un prix fou, mais il a accepté. Je l’ai regretté, bien sûr: c’était ma première restauration. Le gars ne voulait pas la revendre. Mais il l’a quand même fait, à quelqu’un d’autre. J’ai enfin pu la racheter il y a deux ans, quand son propriétaire est tombé malade."

"Je vends rarement", explique-t-il. "Quand nous avons fait construire, cette passion s’est un peu calmée, mais j’ai repris vers 2002. Au club Bella allemand, j’ai acheté ce poster, qui reprend tous les types. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de les collectionner tous."

Geyskens possède déjà 16 motocyclettes de Zündapp.

Depuis lors, il a presque atteint son objectif: il possède 16 Bella ainsi qu’une machine à coudre et une tondeuse Zündapp. "Il ne me manque plus qu’une américaine, la 154K. Collectionner est un plaisir en soi, mais réaliser quelque chose de beau à partir de quelque chose de vieux et de moche l’est tout autant. Une restauration totale prend environ 200 heures. J’en fais une chaque hiver."

"En ce moment, c’est une R204 (1962) qui se trouve sur ma table d’opération. Je vais la peindre dans les couleurs du camping-car, puis je la placerai à l’arrière. Nous avons déjà fait comme ça la route Transfagarasas en Roumanie, ainsi que des cols de montagne en Suisse et la vallée de la Theth en Albanie. Les gens font généralement ces trajets en 4x4, mais nous préférons la Bella. À deux, on atteint les 85 km/h. En été, je la prends aussi pour aller au travail. Tineke la conduit également. J’ai neuf plaques d’immatriculation."

La Datsun 280Z (1976) a été découverte par les collectionneurs ces dernières années.

La Bella 200 bleue et blanche (1963) avec side-car est l’un des derniers exemplaires. "Elles étaient chères: en 1959, elles coûtaient 30.000 francs, soit 750 euros de l’époque. Pour une Bella de base d’origine, il faut compter environ 3.500 euros aujourd’hui. Zündapp a également construit des motocyclettes, comme cette DK200 (1935). Mais, peu à peu, les prix deviennent prohibitifs: il faut facilement compter 9.000 euros."

Il nous montre une autre pièce. "Le Piatti est un scooter belge extrêmement rare, construit par D’Ieteren et destiné aux femmes. Je l’ai trouvé en ligne, en échange d’une Bella. Je n’avais encore jamais entendu parler de cette marque. Il est d’origine et inutilisé: il n’a que 14 kilomètres au compteur. Je fais des recherches: il date peut-être de 1954. Je vais faire refaire les chromes, mais je vais garder la peinture intacte. J’ai aussi démonté les poignées: si elles se cassaient, je ne les retrouverais jamais."

Herwig Geyskens (51 ans), Électricien

La première: Ford Taunus 15m Coupé (1968).
Voiture de tous les jours: Daihatsu Rocky (1997) et Toyota Hi-Lux (2008).
La meilleure: Daihatsu Rocky (1997).
La pire: Volkswagen Transporter T3 1600 diesel (1984).
Le rêve: Zündapp 500 Boxer. Et la Janus, la micro-voiture de Zündapp.

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