Publicité
sabato

Glamping 2.0: un resort ultra luxueux au cœur de l'Utah

À Camp Sarika, les dix pavillons sont installés sur une propriété de 243 hectares de canyons, de quoi préserver la "bulle" de chacun. ©Camp Sarika

Camp Sakira vient d’ouvrir à Canyon Point, dans l’Utah. Les 10 pavillons de ce resort ultra luxueux permettent de vivre une expérience unique de glamping tout en respectant les impératifs de distanciation sociale.

L’ouverture de Camp Sarika, un resort de luxe aménagé dans le sud du désert de l’Utah, était très attendue. La dernière création du complexe hôtelier Amangiri (et la plus brute) se compose de seulement dix tentes style pavillon, perdues dans un paysage de canyons de 243 hectares. C'est idéal pour respecter les règles de distanciation sociale. Le resort affiche d'ailleurs complet jusqu’à la fin de l’année. Il est donc fortement conseillé de réserver dès maintenant pour 2021, voire 2022.

Qualifier les pavillons à une et deux chambres de Camp Sarika de "tentes glamping" est un peu réducteur.

En raison de la pandémie, Camp Sarika n’a évidemment pas pu être inauguré de manière festive, en avril 2020 comme prévu. L’événement a été postposé en juillet, dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur. Aujourd’hui encore, des chauffeurs aux thérapeutes du spa, l’ensemble du personnel porte un masque, la température de chaque hôte est prise à l’entrée et les procédures de désinfection sont tellement strictes qu’elles inspirent réellement confiance.

Bien que chaque pavillon ait sa piscine privée, une piscine extérieure chauffée bordée de chaises longues est à disposition des hôtes. ©Joe Fletcher

Célébrités

Il est difficile de dire quel genre de public vise Camp Sarika. En effet, la plupart des clients se sont retirés dans leur pavillon à l’abri des regards. Cependant, il y a fort à parier que ce resort attirera les wonder boys de la Silicon Valley ou des célébrités comme Kylie Jenner ou Justin Bieber, souvent repérés à Amangiri, mais aussi des hommes d'affaires venus des quatre coins du monde en quête de tranquillité.

Camp Sarika est loin d’être aussi isolé qu’il n’y paraît. ©Joe Fletcher

Les clients arrivent majoritairement de Las Vegas, Phoenix ou Los Angeles après un roadtrip enchanteur sur le circuit du Grand Circle. Ceux qui n’ont pas de temps à perdre préfèrent faire le trajet en jet privé et atterrissent sur un petit aérodrome de l’Arizona voisin, à 25 minutes de Camp Sarika.

Les bâtiments en béton et acier, décorés très simplement, où sont installés la réception et le restaurant (où le chef Oren Currier propose de phénoménales grillades) sont à peu près les seuls endroits du resort où l’on peut croiser les autres résidents. Autres lieux de rencontre: la grande piscine extérieure chauffée, bordée de chaises longues et les deux espaces spa offrant une vue imprenable sur une imposante paroi rocheuse de couleur ocre.

Les hauts-plateaux autour du resort sont impressionnants et les sentiers de randonnée y sont nombreux.

Designer Luxury Frontiers

Qualifier les pavillons à une et deux chambres de Camp Sarika de "tentes glamping" est un peu réducteur. Couverts d’un toit en toile fabriqué à partir de bouteilles de plastique recyclées et à même de supporter douze tonnes de neige, ils abritent un espace intérieur minimaliste aux murs de béton. Et comme les températures peuvent être extrêmes en Utah, chaque pavillon dispose de la climatisation, ce qui permet d’y séjourner toute l’année.

Tous les pavillons ont été aménagés par les designers de Luxury Frontiers, une société qui possède des succursales à San Francisco et à Johannesburg. Les pavillons sont placés à plus de cent mètres les uns des autres et sont reliés par un sentier sinueux non asphalté, mais praticable en voiturette de golf.

Certains offrent une vue sur les plateaux qui entourent le lodge, d’autres sur un paysage désertique infini d’où surgit le Grand Staircase Escalante National Monument, une des attractions de l’Utah.

Le terme sanscrit "sarika", qui signifie espace ouvert et "ciel", est tout à fait approprié à ce resort perdu dans le désert de l’Utah.

Avec leurs murs blancs recouverts de toile et leurs meubles en noyer revêtus de cuir, les intérieurs de ces pavillons sont épurés et quelque peu industriels. Les baies vitrées qui se trouvent à l’avant des lits permettent d’assister au lever du jour, un spectacle dont on ne se lasse pas et qui est de temps à autre troublé par le passage d’un lapin du désert.

Vastes étendues

Le terme sanscrit "sarika", qui signifie espace ouvert et ciel, est tout à fait approprié pour ce lieu, ce que l’on constate dès que l’on s’aventure sur la terrasse de son pavillon. En plus de la piscine privée, chaque logement dispose d’un télescope pour observer la voûte céleste et, un peu plus loin, d’un feu ouvert.

Cette expérience n’a rien à voir avec le camping old school: Ici, la bulle de chacun est préservée: les dix pavillons sont installés sur une propriété de 243 hectares de canyons.

Mais, ce qui frappe surtout les visiteurs, c’est le panorama. En se posant pour l’admirer, on éprouve un sentiment de paix et de sérénité et l’impression d’être loin, très loin de la civilisation. Seul un coyote en vadrouille aurait pu me voir plonger nu dans ma piscine.

En tant que résident du Camp Sarika, on bénéficie également des installations du resort Amangiri, qui ne se trouve qu’à cinq minutes de route à bord de l’un des SUV mis à disposition. Un trajet qui en vaut la peine: c’est là que se trouve une piscine bordée d’un plateau de grès abrupt vieux de 165 millions d’années, un spectacle saisissant que l’on retrouve souvent sur le compte Instagram des célébrités.

Ces deux lieux de villégiature offrent également à leurs hôtes la possibilité d’explorer l’ensemble du domaine du resort, où sont tracés de nombreux sentiers de randonnée.

Le plus difficile est la Via Ferrata, qui, au bout de plusieurs centaines de mètres d’escalade (avec câbles et échelons) et d’un réseau de ponts de singe aménagés au-dessus du canyon, permet d’accéder à un haut-plateau. Une randonnée exigeante, mais, une fois le but atteint, on est récompensé de ses efforts et de ses émotions par une vue exceptionnelle.

La Via Ferrata, un sentier de randonnée qui mène à un plateau que l’on atteint via un réseau de ponts de singe tendus au-dessus du canyon.

Excursions

Et pourtant, bien qu’il n’y ait le moindre signe de vie, Camp Sarika est loin d’être aussi isolé qu’il n’y paraît. Un trajet d’à peine une demi-heure en voiture vous mène à certains des plus beaux sites de l’Ouest américain comme le Horseshoe Bend, un méandre prononcé du fleuve Colorado, ou l’Antelope Canyon et le lac Powell, tous deux extrêmement prisés des touristes, des excursionnistes d’un jour et des campeurs aventureux.

Le ciel étoilé au-dessus de l’Utah offrirait-il un spectacle aussi beau si on logeait dans une petite tente? Bien sûr, mais tout ce luxe dans lequel on peut se relaxer tout en admirant le paysage désertique, qui n’est nulle part plus époustouflant qu’ici, est tout de même une expérience hors du commun.

À partir de 2.900 euros la nuit, www.aman.com/resorts/amangiri

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité