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La Chine, le nouvel eldorado du Club Med

Sur l’île de Dong’Ao, le Club Med a l’ambition d’apprendre, avec son tout nouveau village 4 tridents, à nager aux Chinois et mise sur une offre balnéaire conjointe à un citytrip à Hong Kong et Macao pour les Européens. Découverte de la future riviera chinoise.

Depuis 65 ans, le Club Med, spécialiste mondial du all-inclusive, s’attache, avec vision et esprit pionnier, à ancrer ses villages au cœur de lieux exceptionnels aux quatre coins du monde. Avant tout le monde, comme à Punta Cana, Phuket, et Turks et Caicos. Et Dong’Ao n’échappe pas à la règle. Après l’ouverture d’un premier village ski à Yabuli en 2010 ainsi qu’un second village à Guilin en 2013, au cœur d’un site classé au patrimoine de l’Unesco, le Club Med vient d’inaugurer son premier village balnéaire 4 tridents, à Dong’Ao Island, surplombé par un temple et entouré d’une nature luxuriante.

C’est ce précieux quart d’heure d’avance que le Club Med, leadé par Henri Giscard d’Estaing, entend garder avec son implantation en Chine, il y a 10 ans. "Un marché au potentiel explosif", explique Gino Andreetta, directeur de la division Greater China du Club Med. "Il y a 1,4 milliards de Chinois, qui gagnent de mieux en mieux leur vie. Ils découvrent le bonheur de la consommation. Et donc bien sûr, du voyage. Il y avait des générations de Chinois, qui n’avaient qu’une seule idée: work, work, work. Aujourd’hui, notre clientèle chinoise est composée de jeunes familles avec un enfant qui veulent vivre une expérience de ‘happy and fashionable lifestyle’. Découvrir, certes, mais il faut de la sécurité. Même avec un actionnaire chinois comme Fosun, on ne transforme pas le Club Med à la sauce chinoise, ce serait une grossière erreur."

Et question d’adaptation, on en relève quelques-unes. La première, l’architecture est futuriste, les couloirs s’allongent pour laisser place à d’immenses chambres avec une superbe vue sur la Mer de Chine. La salle de bain était presque plus grande que mon salon. Dans l’ascenseur (on aurait dit une boîte de nuit à lui seul avec ses néons changeant de couleur), je remarque qu’il n’y a pas de 4ème étage. Ici, le chiffre 4 porte malheur. Et outre les 267 chambres et 33 suites, une piscine indoor et outdoor, deux restaurants, un café et un bar, un spa by L’Occitane, on peut également trouver des Mahjong rooms et des karaoké rooms! "Autre adaptation, les soirées blanches, le rendez-vous des GM, n’ont pas eu le succès escompté, car le blanc est synonyme de deuil. Du coup, les soirées sont plus colorées", précise Vincent Grandsire, chef de village.

À l’extérieur, je ne peux m’empêcher de remarquer plusieurs fois la même scène, à la piscine ou devant l’entrée du mini-club. Visiblement soucieux, les parents et quatre grands-parents d’un petit chinois, Jiao, ne le quittent pas des yeux alors qu’il s’amuse avec d’autres de son âge, issus de familles d’expats ou d’Australiens, avec Fanny, GO rançaise du mini-club. "Le Club Med parle aux familles chinoises car le mini-club place l’enfant au centre de toutes les attentions, c’est l’élément qui les séduit par-dessus tout. Ils viennent déposer les enfants au matin, mais ils restent et assistent aux activités des petits. Si on ne les rassure pas dès le premier jour, ils peuvent passer leur séjour à nous surveiller (rires)", affirme Fanny Perisset.

Mélange des cultures
À l’instar des 150 GO aux 27 nationalités, le Club Med se veut multiculturel. La résolution donc, c’est que les influences se mélangent, convergent, s’épousent. Un mariage heureux de l’Occident et de l’Orient qui se retrouve jusque dans la cuisine où les dim sum côtoient du brie. Mes papilles se souviennent encore du foie gras du restaurant Star Fish. "La clientèle chinoise est plus timide. Mais elle est plus facilement ‘entertained’, car elle plus curieuse, elle participe et goûte à tout, que ce soit le paddle, la voile, le ski nautique, mais aussi aux soirées animées ou aux gustations de vins. Par contre, 90% des Chinois, qui n’aiment guère le soleil, ne savent pas nager!", précise Bronwyn Mccarthy, GO sud-africaine, responsable de l’activité voile. "Il leur faut des marqueurs ‘french touch’ de notre culture. On s’est rendu compte que le Chinois, une fois qu’il a essayé le Club Med, ce n’est pas qu’il adore, il en est fou. Ici, quand ça prend, ça prend", affirme Gino Andreetta.

Tout de même, 24 heures de voyage, c’est long. Terriblement long, avec un transfert jusque Paris CDG, 12 heures de vol en A380, je vous passe les heures d’attente entre Bruxelles et Zhuhai, deux transferts en ferry avant de se voir accueillir par une troupe de gais lurons de GO. Pour la peine, autant se diriger vers les splendides villas du Club Med Finolhu aux Maldives. Mais tout l’attrait de Dong’Ao réside dans sa proximité avec deux mégalopoles, les New York et Las Vegas made in China, Hong Kong et Macao. On combine alors un séjour balnéaire avec deux ‘City Stop’ qui valent véritablement le détour. S’immerger dans une foisonnante Chine dans sa plus grande splendeur, avant de se prélasser à Dong’Ao Island: voilà une promesse qui tient alors la route. "Le but dans la vie, c'est d'être heureux. Le moment pour être heureux, c'est maintenant. Et, le lieu pour être heureux, c'est ici", affirmait le fondateur anversois du Club Med, Gerard Blitz, il y a 65 ans. Le message est assez clair?
À partir de 1.040 euros par personne. www.clubmed.be

Club Med Dong'Ao


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