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Les coulisses d'un accord

Les bouchons sautent. Il est dans les 2h30 voire 3h du matin, ce 26 juillet, au château de Val Duchesse et les quelques renards qui maraudent – la nuit – à la lisière de la forêt de Soignes entendent donc les bouchons sauter. Du champagne, pardi. Et quelques bières, aussi. Les excellences du gouvernement fédéral viennent en effet de boucler un accord budgétaire assorti d’un paquet de réformes socio-économique. Ça s’arrose – le Premier ministre se fend même d’un tweet annonçant l’accord sur le coup des 3h30. Quelques heures plus tôt, cependant, l’ambiance était loin d’être aussi euphorique. L’approche d’un accord a tendu les esprits et fait monter d’un cran la nervosité dans le chef des vice-Premiers ministres Alexander De Croo et Kris Peeters. Vers minuit, constatant que les choses se gâtent, dans sa coalition, Charles Michel interrompt la réunion pour voir chacun des vice-Premiers en bilatérale, entre quatre yeux. Et il tient ce langage: "Est-ce qu’on est des cinglés? Est-ce qu’on va vraiment mettre par terre un accord quasiment historique juste pour quelques derniers points de divergence? On a tous quelque chose à défendre dans cet accord, il est bon pour tout le monde, alors, allons-y."