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Antoine pointe les manquements dans la comptabilité fédérale

André Antoine se défend.

Tout en voulant mettre un terme à la polémique sur l’état de la dette, le cabinet du ministre wallon du Budget estime que le problème touche d’autres entités.

Même si André Antoine regrette la manœuvre politique qui entoure la fuite du rapport de la Cour des comptes en dénonçant un coup de l’opposition libérale, le ministre wallon du Budget tente de calmer le jeu. En clair, dans son entourage, on crie haut et fort que toute cette polémique sur la hauteur de la dette wallonne n’a pas lieu d’être. Dans son 25e cahier d’observations, la Cour des comptes chiffre le montant total de la dette wallonne à 11,237 milliards d’euros — soit près du double des 6,25 milliards comptabilisés jusqu’ici.

Le cabinet du ministre Antoine espère rapidement s’entretenir avec la Cour des comptes. "Nous sommes face à une évolution de la comptabilité. Nous souhaitons comprendre les raisons qui ont poussé la Cour à revoir le périmètre de la dette wallonne."

Le cabinet du ministre reconnaît par ailleurs que l’implémentation de la comptabilité patrimoniale prend plus de temps. Prévue depuis fin 2011, cette nouvelle règle comptable doit rendre la photographie la plus exacte et complète de la situation financière de la Wallonie et donc notamment de sa dette. Elle pourrait dès lors très bien arriver aux mêmes conclusions que la Cour des comptes sur le niveau de l’endettement.

Mais voilà, vu le contexte budgétaire difficile, la mise en place d’un nouvel outil informatique a pris du retard. "Dans son cahier, la Cour nous dit que la Région wallonne ne va pas assez vite dans la mise en place de la comptabilité patrimoniale. Nous remarquons que cette critique est également faite au niveau fédéral."

L’estocade? Dans sa défense, le cabinet Antoine pointe le 170e cahier de la Cour des comptes sur le compte général 2012 de l’administration de l’Etat fédéral. Et de faire remarquer qu’à la fin 2012 un écart de 20 milliards d’euros existait au niveau de la dette du fédéral. Dans son rapport, la Cour des comptes explique en effet que "l’encours de la dette dans Fedcom (le système comptable du fédéral, NDLR) est de 344,941 milliards d’euros alors que le Trésor l’évalue à 364,815 milliards d’euros". Elle estime par ailleurs que "certaines différences entre la comptabilité et la situation de la dette publique n’ont pu être expliquées par l’administration Financement de l’état et Marchés financiers". Elle conclut finalement que "le problème structurel dans la comptabilité de l’encours de la dette publique n’a pas été résolu".

L’entourage du ministre regrette dès lors toute l’attention portée sur le cas wallon. "Les critiques de la Cour sur la dette du Fédéral démontrent que toutes administrations publiques sont confrontées à cette nouvelle méthodologie."

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