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Catherine Fonck (cdH)

"À titre strictement personnel, je n’ai jamais expérimenté de machisme pur et dur en politique, mais je vais quand même mettre un bémol. C’est vrai qu’il y a de nombreux sous-entendus qui circulent, des déclarations pas toujours très intelligentes qui ressemblent à des commentaires machos. Quand on dit d’une femme politique qu’elle a une personnalité très directive, qu’elle est caractérielle, que c’est une pimbêche, ou qu’elle fait sa diva, ça laisse quand même songeur. J’ai parfois même entendu que j’étais une ‘blonde’ ou à propos d’une collègue qu’elle ferait mieux de ‘retourner dans sa cuisine’. Je ne pense pas que ce phénomène se soit accentué avec la nouvelle majorité fédérale, je dirais même que c’est un phénomène qui évolue positivement dans la mesure où ce sont des commentaires que j’entends beaucoup moins chez les jeunes". "En outre, je considère que les femmes ne doivent pas bénéficier d’un régime de faveur parce que ce sont des femmes, je pense que nous devons nous battre avec les mêmes armes que les hommes. Nous n’avons pas à recevoir d’avantages ou de discrimination positive parce que nous sommes des femmes. On ne doit pas faire les caliméros parce que nous sommes des femmes".