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Deux journalistes condamnés à sept ans de prison

Deux reporters de Reuters accusés d'"atteinte au secret d’Etat" pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l’armée en Birmanie ont été condamnés lundi à sept ans de prison, au terme d’un procès qui a entaché un peu plus l’image de la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. "Nous continuons à demander leur libération", a réagi Knut Ostby, le représentant de l’ONU en Birmanie, peu après l’énoncé du verdict. L’UE a appelé à leur "libération immédiate et inconditionnelle". La France a "déploré" la sentence, la qualifiant de "sérieuse atteinte à la liberté de la presse et à l’État de droit" en Birmanie. Aung San Suu Kyi a déjà été accusée la semaine dernière par le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, d’être devenue "la porte-parole des militaires birmans", tant son refus de prendre position agace à l’étranger.