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"Je ne sais pas qui est l'assassin de mon père, je le croise peut-être tous les jours"

Une interminable colonne de marcheurs s’étend sur les sentiers reliant les villages de Nezuk à Liplje, en Bosnie orientale. Trente kilomètres sous un soleil de plomb pour cette première étape d’un voyage de trois jours qui aboutissait le 10 juillet, à la tombée de la nuit, au mémorial de Potočari. Là gisent plus de 6.000 hommes, victimes du pire massacre commis sur le sol européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.