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L'accord d'expulsion des réfugiés confronté à la réalité

La gigantesque campagne de communication que constitue l’accord passé vendredi entre l’Union européenne et la Turquie n’a pas encore produit ses effets sur son public cible: les réfugiés qui tentent la traversée depuis les côtes turques vers l’Europe. Vingt-neuf chefs d’État et de gouvernement ont eu beau annoncer qu’à partir de dimanche 20 mars, tout migrant qui braverait la mer Égée pour accoster sur une île grecque serait renvoyé en Turquie, habitants de Lesbos et Chios ont encore vu arriver des centaines de personnes sur des bateaux pneumatiques. Lundi midi, l’organe de coordination de la politique migratoire de Grèce recensait 1.662 arrivées depuis l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie. Mais les autorités européennes s’attendent toujours à ce que le système mis en place produise ses effets dans les jours qui viennent. "Nous pensons que les flux vont se tarir très rapidement", indique-t-on à la Commission européenne.