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Malgré les attentats, Daech est en perte de vitesse

Le groupe terroriste Etat islamique vient de revendiquer deux nouveaux attentats: celui d’Istanbul (39 morts), commis la nuit du Nouvel An, et celui, hier, de Bagdad (32 morts). Pourtant, malgré ces multiples attaques, Daech a cédé beaucoup de terrain en 2016. En Syrie, il a reculé dans le sud et surtout au nord, perdant tout contact avec la frontière turque, depuis l’entrée en guerre de la Russie aux côtés de Bachar al-Assad. La reprise d’Alep fin décembre et l’avancée des forces arabo-kurdes sur Raqqa sont deux éléments déterminants préfigurant la chute probable du califat autoproclamé. La seule reconquête à l’actif de l’Etat islamique est la ville de Palmyre en décembre. L’Etat islamique a aussi battu en retraite en Irak, son pays d’origine, depuis le début des frappes aériennes de la coalition internationale en 2014. Depuis l’entrée des forces irakiennes dans Mossoul, l’EI est proche de la défaite. L’organisation terroriste avait atteint son expansion maximale en 2014 avec la prise de nombreuses villes telles que Mossoul, Raqqa, Fallujah ou encore Tikrit. Elle connut sa première défaite en 2015, avec la chute de Kobane. Reste que sa disparition, en tant qu’entité territoriale, ne signifie pas du tout la fin de la menace terroriste.