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Manuel Valls accélère l'implosion du PS

On le voyait venir depuis plusieurs semaines. Manuel Valls a confirmé hier voter dès le premier tour de l’élection présidentielle pour Emmanuel Macron et ne pas soutenir le candidat socialiste Benoît Hamon. Au cours de la primaire à gauche, l’ancien Premier ministre s’était pourtant engagé à se ranger derrière le vainqueur. Pour se justifier, il a mis en avant "l’intérêt supérieur de la France" qui "va au-delà des règles d’un parti… Je prends mes responsabilités, a-t-il expliqué sur BFM-TV et RMC. Ce n’est pas une question de cœur, mais une question de raison (…) Ce n’est pas un ralliement, c’est une prise de position responsable" face au danger du Front national. Selon lui, Marine Le Pen est sous-estimée dans les sondages et une abstention de masse profiterait à la candidate de l’extrême droite: "Rien n’est joué. Marine Le Pen est à 30% et vous pensez qu’elle ne peut pas gagner?" a-t-il lancé.