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Nethys interpelle l'exécutif wallon sur les emplois menacés par le "bashing"

Redoutant les débats du jour au Parlement wallon avec des positions qui pourraient plonger le groupe Nethys dans l’abîme, ses trois administrateurs indépendants (sur un total de 12 administrateurs) sont sortis de leur réserve pour défendre la structure opérationnelle. Philippe Delaunois (ex-patron de Cockerill Sambre, administrateurs dans plusieurs sociétés), Pierre Meyers (ex-CFO de Cockerill Sambre, vice-président du groupe Herstal/FN Herstal, ex-actionnaire de CMI) et Diego Aquilina (CEO de l’assureur Intégrale) ont rappelé qu’ils n’étaient pas là pour commenter le dossier Publifin, le holding faîtier, empêtré dans une polémique sur les rémunérations de ses administrateurs. "Il faut arrêter avec le Nethys bashing qui cause des dommages à l’entreprise. Il plonge le personnel dans une incertitude et met la société en difficulté vis-à-vis de ses partenaires. De plus, entendre des responsables politiques déclarer qu’il faut mettre fin à Nethys est irresponsable", dit Philippe Delaunois. "Ce type de déclaration est un manque de responsabilité de la part des politiques. Il est temps de rappeler qu’il est aujourd’hui difficile de trouver une entreprise en Région wallonne qui crée 100 emplois, alors que Nethys en a créé plus de 700 ces deux dernières années. Le groupe Nethys occupe environ 3.000 collaborateurs directs et plus d’un millier d’emplois indirects dépendent de son activité. Les estimations pour 2016 indiquent un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros et un résultat net de 70 millions après paiement d’un impôt de 30 millions. Les politiques ne doivent pas perdre ces données de vue", souligne Pierre Meyers.