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Facebook peut-il mieux gérer le partage de contenus violents?

La tuerie en Nouvelle-Zélande a fait 50 morts. Une tragédie que l’auteur a filmée et retransmise en "live" sur Facebook. Cette vision de l’horreur en direct a suscité un voyeurisme malsain sur la toile. Dans une série de tweets, Facebook a annoncé avoir bloqué avant téléchargement 1,2 million de vidéos reprenant les faits du tueur. Pas encore assez, puisque 300.000 téléchargements sont passés entre les mailles du filet, permettant aux images de la tuerie de se répandre partout dans le monde. À la suite de ce partage massif, le géant américain s’est vu attaquer de toutes parts, notamment par plusieurs personnalités du monde politique. Le réseau social n’aurait-il pas pu intervenir plus tôt et éviter une telle hémorragie? Probablement pas, pour Mateusz Kukulka, spécialiste des réseaux sociaux. "Pour éviter de tels partages, il faudrait un contrôle en amont comme c’est par exemple le cas pour la nudité. Facebook a mis en place un système permettant de repérer automatiquement des images comme des parties génitales. C’est un processus qui n’existe pas pour la violence ou les armes car ce n’est clairement pas réaliste d’interdire ce genre de contenu. Vous n’imaginez pas le nombre d’Américains qui posent sur le réseau social avec leurs armes. Les images n’ont donc pas été repérées car elles auraient très bien pu être tirées d’un film par exemple", explique le spécialiste.