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L'Avenir absent des kiosques

L’Avenir ne paraîtra pas ce vendredi. En cause: l’impossibilité d’atteindre le quota de 45 départs volontaires (dont 32 journalistes) tel que prévu par l’accord social conclu en décembre. S’il l’a été pour le personnel administratif, il n’en est pas de même pour les journalistes. À peine un tiers se dit prêt à partir. Ils mettent en avant une convention leur permettant d’obtenir des conditions de départ plus favorable. La direction se retranche derrière l’accord de décembre signé avec les syndicats et approuvé par 84% du personnel. Elle rappelle qu’il y était indiqué qu’il n’y aurait pas de licenciements si l’objectif de départs était atteint. Faute de quoi, elle enverrait des C4. Ce point, dit-on, a attisé les tensions entre représentants des journalistes et délégation syndicale. "S’il avait été exposé en assemblée générale en décembre, il n’aurait jamais eu l’aval de la rédaction", disent les premiers. Hier, à l’issue d’une réunion entre direction et syndicats, une enveloppe supplémentaire de 450.000 euros a toutefois été dégagée afin de limiter le nombre de licenciements secs et d’augmenter le nombre de candidats au départ. Ces derniers doivent se déclarer avant ce vendredi à minuit. De son côté, l’Association des Journalistes Professionnels dit avoir arrêté une liste de 15 volontaires à un départ à condition que soit respectée leur convention. J.-F. S.