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La thèse de la "liste noire" persiste à L'Avenir

La crise persiste aux Editions de l’Avenir. La société des rédacteurs (SDR) estime que les trois journalistes qui seront licenciés suite au plan de restructuration le seront de manière ciblée. Ils maintiennent donc la thèse d’une liste noire de journalistes indésirables poussés vers la sortie pour avoir traité de manière indépendante l’affaire Nethys (actionnaire de l’Avenir). Une thèse que la direction continue de contester vivement. Cette dernière invoque toujours la rationalisation des moyens et la réorganisation de la rédaction pour justifier ces départs. "Effectivement, mais ces gens pourraient être affectés à d’autres fonctions, redevenir journalistes, car ce sont d’excellents collaborateurs qu’il n’y avait pas lieu de licencier, explique Emmanuel Wilputte, président de la SDR; la thèse de la liste noire est d’autant plus évidente que trois journalistes sont prêts à partir, dont l’un, âgé de 64 ans mais au lieu de cela on les oblige à rester". Toutefois, selon nos informations, ces trois personnes n'auraient pas émis leur souhait de départ dans les temps. Il s'agit en outre de personnes travaillant dans les rédactions locales que la direction ne veut pas déforcer.