leading story

mobilité "Le gouvernement doit prendre ses responsabilités" (Uber)

Pour Mark MacGann, le patron d’Uber Europe, le gouvernement de la Région bruxelloise doit prendre ses responsabilités. Interviewé sur les ondes de Bel-RTL par notre collègue Martin Buxant, Mark MacGann a rejeté la balle dans le camp du monde politique. Alors que le tribunal de commerce néerlandophone de Bruxelles doit se prononcer sur la légalité ou non de l’application UberPop, le patron d’Uber Europe a rappelé qu’une réforme de la législation en vigueur pour les taxis était sur la table du gouvernement bruxellois depuis le mois de février. Par rapport à la manifestation des chauffeurs de taxis qui a bloqué une partie du centre de Bruxelles hier, Mark MacGann a dit qu’il était "acceptable en démocratie de manifester sa colère, mais il ne s’agit que d’une petite poignée de personnes qui bénéficient d’un monopole en place". Quant à parler de concurrence déloyale – l’argument principal avancé par les chauffeurs de taxi –, le patron d’Uber Europe a renvoyé l’argument vers les taxis, précisant qu’aujourd’hui, à Bruxelles, le citoyen n’a pas le choix de son mode de transport. "Il y a un numerus clausus qui bénéficie à un petit nombre de personnes. Le secteur des taxis a grandement besoin d’être modernisé", a-t-il encore déclaré. Avant-hier encore, Pascal Smet, ministre en charge de la mobilité à Bruxelles, a rappelé que l’application UberPop était illégale. "C’est son point de vue, mais ce n’est pas à lui à trancher cette question. Je l’encourage à se concentrer sur l’avenir et d’arriver à convaincre ses collègues socialistes francophones d’aller de l’avant." Pour Mark MacGann, il est temps de trouver un équilibre économique pour le secteur du transport des personnes à Bruxelles. "Il y a 22% de chômage à Bruxelles, je ne vois pas en quoi proposer un service de mobilité et créer de l’emploi peut être aussi controversé en 2015", a-t-il conclu. N.K.