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epinglé

Mouiller sa chemise pour des uniformes

S’il n’y a pas de sot métier, il n’y a pas davantage de sotte affaire à mener en justice. C’est ainsi qu’est arrivée devant le Conseil d’État une drôle d’histoire de chemises et de pantalons. Un marché public pour des uniformes. Le Tec de Charleroi (transports en commun) se trouve à l’origine de l’histoire et sur le banc des "accusés": la société publique a lancé il y a un an et demi un appel d’offres portant sur des lots de chemises et de pantalons destinés à son personnel. Rien que de très banal, en somme. Deux entreprises candidates se sont retrouvées au coude-à-coude pour enlever le marché, Elanco, un fabricant flamand spécialisé dans les chemises d’uniforme, et la bruxelloise PCP qui, elle, est grossiste en vêtements professionnels. PCP l’a emporté sur la base du prix proposé, en déposant "l’offre la plus économiquement avantageuse". C’était du reste le seul critère pris en compte par l’adjudicateur.