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St'art, l'allié des entreprises culturelles et créatives

Arts du spectacle, mode, arts numériques, architecture, patrimoine, jeux vidéo, médiation culturelle, musique, édition, radio… On ne compte plus les secteurs d’activité qui ont reçu le soutien financier du fonds St’art depuis sa création en 2009. "Le fonds a été créé pour financer tout un pan de l’économie qui n’était pas couvert par les investisseurs privés ou les institutions bancaires", explique Virginie Civrais, directrice générale. Or les chiffres le prouvent: les entreprises créatives et culturelles ont un réel poids économique. En 2012, elles occupaient en Wallonie et à Bruxelles 104.000 personnes, 7,4% des employeurs en Wallonie et 11,5% à Bruxelles. À l’échelle nationale, ce secteur a généré 4,8% du chiffre d’affaires global (48 milliards d’euros) et 4,8% du PIB (15,6 milliards d’euros). La valeur ajoutée des industries culturelles et créatives en Belgique est cinq fois plus élevée que celle de l’industrie pharmaceutique et six fois plus élevée que celle de l’industrie automobile, selon une étude menée conjointement par l’ULB pour le compte de l’IWEPS. Opérationnel dès 2010 avec 10 millions d’euros contre 17 millions d’euros aujourd’hui, St’art a soutenu depuis une quarantaine de sociétés, dont 30% en equity et 70% sous la forme de prêts. "Nous investissons toujours à côté de privés pour un temps déterminé, détaille la directrice. Le fonds doit se régénérer pour investir dans de nouveaux projets à un stade précoce." Et au-delà de l’aspect financier, St’art se montre un véritable allié lorsqu’il s’agit de trouver les bons partenaires grâce à un large réseau d’entrepreneurs, d’experts et d’investisseurs. Après 6 ans d’existence, les résultats du fonds sont très satisfaisants à la faveur d’une belle diversification sectorielle. "Nous nous étions mis un taux d’échec de 25%. Actuellement, il est de 13 à 14%. Ce résultat conforte l’idée que les entreprises créatives et culturelles ont une bonne capacité de résistance et une certaine facilité d’adaptation", estime encore Virginie Civrais.