chronique

Wallonie, nostalgie quand tu nous tiens…

Dans le contexte préélectoral actuel, chaque parti y va de son commentaire sur l’état de la Wallonie. Certains versent dans un optimisme béat, d’autres dans un catastrophisme déplacé. Qu’en est-il vraiment? Cette question est capitale car, comme dans tout processus de rétablissement, établir un diagnostic partagé est une étape indispensable. Soulignons-le d’emblée, certaines choses vont mieux en Wallonie. C’est évident. Tous les jours, on le voit notamment dans les colonnes de ce journal, des projets positifs et des entreprises à succès émergent en Wallonie. Mais au niveau agrégé, la Wallonie accuse toujours un retard de l’ordre de 20% en termes de revenu disponible par rapport à la Flandre. La dynamique du plan Marshall, visionnaire à plusieurs égards, a permis d’enrayer le décrochage, mais pas encore de rattraper notre retard. Il faut se prémunir de tout fétichisme sur ces indicateurs économiques: cette différence n’est pas importante en soi. Elle le devient néanmoins si elle ne nous permet pas de garantir la soutenabilité de nos finances publiques et de notre modèle social dans un contexte à venir de responsabilisation financière accrue des régions.