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2.Des scandales à répétition qui coûtent cher

Les banques britanniques se démarquent particulièrement en Europe malgré le Brexit. Royal Bank of Scotland et Lloyds ont progressé de 17,4% et 20,25% depuis le début de l’année, signe que les investisseurs s’attendent à un report du Brexit prévu le 29 mars. Toutefois, RBS et aussi Barclays se trouvent parmi la liste des banques susceptibles de recevoir une amende totale de 4 milliards d’euros si les régulateurs découvrent qu’elles se sont entendues pour manipuler les taux de change. UBS, HSBC, Credit Suisse et Deutsche Bank se trouvent aussi sur cette liste. Les analystes de Bloomberg Intelligence soulignent que les banques pourraient trouver un accord avec les régulateurs pour réduire cette amende, "mais en admettant leurs torts, cela pourrait ouvrir des plaintes pour dommages en Europe". De plus, un autre scandale a de nouveau frappé les banques. Raiffeisen (- 8,6%) et Swedbank (-10,85%) sont parmi les seules valeurs du secteur dans le rouge depuis janvier. Elles se trouvent emmêlées dans un scandale de blanchiment d’argent en lien avec la Russie. KBC, ING, Danske Bank, Crédit Agricole et Nordea se trouvent aussi sur la liste des banques citées par l’association Organized Crime and Corruption Reporting Project, qui a dévoilé les ressorts de ce qu’elle nomme la "Lessiveuse Troika", qui a permis, selon elle, de sortir de Russie entre 2006 et 2013 près de 5 milliards de dollars, dont une partie provenant d’activités criminelles. Mais les autres banques citées dans ce scandale n’ont pas autant souffert.