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En marge | Le retour des zombies

Le nombre de sociétés zombies est à la hausse en Europe, constate la firme Bank of America Merrill Lynch. Ces zombies sont des morts-vivants, des sociétés endettées et non rentables qui ne doivent leur survie qu’aux taux d’intérêt faibles. Plus précisément, ce sont des entreprises qui ne peuvent pas couvrir leurs charges financières grâce à leurs revenus courants. Elles sont les plus vulnérables en cas de remontée des taux, mais aussi en cas de guerre commerciale et d’incertitudes politiques croissantes.

Dans une définition plus large du zombie (sociétés avec des revenus stagnants, avec de faibles marges, et un fort endettement), 12% des sociétés européennes sont désormais à ranger dans cette catégorie, selon Bank of America Merrill Lynch. On n’est plus très loin des niveaux de 2015 qui étaient de 14%. Cela signifie que les banques centrales ne doivent pas remonter les taux de manière brutale, si elles ne veulent pas provoquer un défaut de paiement de ces firmes.

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