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L'impact des taux bas inquiète la BCE

À l’issue de sa réunion de mars, la BCE a repoussé à l’an prochain la perspective d’un premier relèvement de taux. On évoque à présent l’année 2020 au lieu de l’été 2019. Une décision qui tranche avec les précédents discours tenus par l’institution monétaire. Ce choix, la BCE l’a justifié par les craintes d’un ralentissement durable de la croissance économique et de l’inflation en zone euro. Du coup, la BCE a ressorti du placard son arsenal pour venir en soutien aux établissements bancaires. Elle a ainsi annoncé son intention de lancer de nouvelles opérations de refinancement à plus long terme. Le but étant d’assurer des financements abordables aux banques. "Des préoccupations ont été exprimées sur le fait qu’au fil du temps, les effets de taux bas prolongés pourraient peser sur les marges d’intérêt et la rentabilité des banques, avec des effets négatifs sur l’intermédiation bancaire et la stabilité financière à plus long terme", expliquent les Minutes de la BCE, le document relatant les coulisses de la réunion de mars.