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Le Bund délaissé au profit d'actifs rémunérateurs

Les récentes nouvelles encourageantes pour la zone euro (sortie de récession, croissance supérieure aux attentes en France et en Allemagne, hausse d’indicateurs avancés comme l’indice des directeurs d’achats, etc.) continuent à peser sur les valeurs refuges. Le Bund n’y échappe pas. L’obligation allemande à dix ans subit un intense courant vendeur depuis le début de la semaine. La nette baisse de son cours provoque de façon mécanique une envolée de son taux d’intérêt. Alors que ce dernier avait clôturé à 1,68% vendredi dernier, il s’est fortement tendu en quatre séances, surtout mardi et jeudi, pour dépasser pour la première fois depuis plus de deux ans le cap de 1,90% jeudi. Pour l’obligation de référence du marché de la dette publique européenne, une tension de plus de 20 points de base, soit 0,2 point de pourcentage en moins d’une semaine n’est pas anodine. On assiste ainsi à une accélération du mouvement entamé il y a plus de trois mois, le taux d’intérêt allemand à dix ans ayant touché un plancher de 1,15% le 2 mai. Ce regain de confiance à l’égard de l’économie européenne trouve par contre moins d’écho sur le marché des changes, où l’euro souffre depuis le début de la semaine. Jeudi soir, la monnaie unique fluctuait autour de 1,32 dollar. Ici, c’est la perspective d’un prochain retrait progressif des mesures de soutien de la Fed qui joue.