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Les investisseurs trouvent refuge dans la dette

Les taux d’emprunt de l’Allemagne, de la Belgique et de la France se sont détendus mardi sur le marché de la dette, profitant de la prudence des investisseurs qui se sont détournés des actifs les plus risqués. "Il y a un faible appétit pour le risque sur le marché, comme le montre le fait que les actions ne sont pas très bien orientées", signale Cyril Regnat, stratégiste obligataire chez Natixis. Il note ainsi "un peu de fuite vers la qualité", ce qui signifie que les investisseurs privilégient les dettes les plus sûres, dont celles de l’Allemagne, la Belgique et la France. Le rendement allemand s’est même rapproché de son plus bas historique, atteint le 17 avril 2015 à 0,049%, alors que la Banque centrale européenne (BCE) va accélérer ses rachats de dette. Le renforcement de ce programme de rachats d’actifs depuis début avril devrait d’ailleurs être un grand facteur de soutien pour le marché de la zone euro, d’autant qu’il va se concentrer d’abord sur la dette souveraine. À 18h, le taux d’emprunt à dix ans de l’Allemagne a reculé à 0,098% contre 0,131% lundi. Le taux à dix ans de la Belgique a reculé de 2 points de base (0,02 point de pourcentage) à 0,47%. Pour sa part, le taux de la France a baissé à 0,437% (contre 0,461%). En revanche, les dettes des pays du sud de la zone euro, considérées comme plus risquées, ont pâti de la prudence des investisseurs. Le taux de l’Espagne a progressé à 1,493% (contre 1,462%), tout comme celui de l’Italie à 1,271% (contre 1,238%).