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Nette détente des taux de la Grèce

Les taux d’intérêt des obligations grecques ont fortement reflué mardi, la Grèce ayant trouvé un accord avec ses créanciers sur un nouveau tour de vis d’austérité, ouvrant la voie à des discussions sur la réduction de son montant (lire en page 9). Le taux à dix ans a reculé à 5,990% contre 6,344% vendredi. Le taux d’emprunt français a quant à lui enregistré une petite détente, les investisseurs retrouvant depuis le premier tour de la présidentielle un certain goût pour cet actif qu’ils avaient boudé durant plusieurs semaines. Le marché continuait de tabler sur une victoire du libéral et pro-européen Emmanuel Macron au second tour dimanche, face à la candidate du Front national Marine Le Pen. "Le taux d’emprunt allemand se tend légèrement alors que le taux français est très calme, du coup l’écart entre les deux se resserre", souligne auprès de l’AFP Eliezer Ben Zimra, gérant allocation d’actifs et dettes souveraines chez Edmond de Rothschild. Par ailleurs, les banques centrales revenaient sur le devant de la scène alors que la Réserve fédérale américaine a entamé sa réunion de politique monétaire ce mardi. Les taux des pays du sud étaient de leur côté sous pression à cause, selon Eliezer Ben Zimra, des questions sur le futur gouvernement italien. "Le marché se demande si l’Italie sera gouvernable ou pas", dit-il, après les prochaines élections législatives prévues au plus tard début 2018. Le rendement à dix ans de l’Italie s’est tendu à 2,307% contre 2,282% vendredi dernier.