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Pas de ruée sur les obligations étatiques

Traditionnel refuge en cas d’événements inquiétants tels que les attentats de Bruxelles, la dette gouvernementale n’a pourtant pas spécialement attiré les investisseurs mardi. "Ce type d’événement totalement imprévisible alimente l’incertitude et tend à limiter la prise de position chez les investisseurs, ce qui explique la faible conviction des marchés" alors que la séance a été dénuée de catalyseurs, souligne Louis Harreau, stratégiste chez Crédit Agricole CIB. "Il y a eu deux mouvements inverses" au cours de la séance, précise Louis Harreau, à savoir dans un premier temps une nette détente des taux des dettes les moins risquées, qui ont ensuite limité leur baisse après la publication d’indicateurs économiques en zone euro. La croissance de l’activité privée dans la zone euro a rebondi en mars, l’indice PMI composite s’affichant à 53,7, son plus haut niveau depuis décembre 2015, selon la première estimation mensuelle publiée mardi par le cabinet Markit. Le mois de mars a par ailleurs été marqué en Allemagne par un rebond des indices Zew et Ifo (lire en page 28). À 18h, le taux d’emprunt à dix ans de l’Allemagne, référence du marché obligataire, a terminé à 0,211% contre 0,230% lundi à la clôture sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise. Le taux d’emprunt de la Belgique a quant à lui terminé à 0,601% (contre 0,616%). Le taux d’emprunt de la France a fini à 0,554% contre 0,568%, celui de l’Espagne, à 1,436% contre 1,438% et celui l’Italie, à 1,254% contre 1,253%.