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Les racines du mal

La réforme du compte d'épargne était certainement truffée de bonnes intentions à l'égard des épargnants, il n'en reste pas moins que le véritable problème n'a pas été résolu. Car au lieu de recevoir leur prime de fidélité une fois par an, les épargnants recevront quatre fois par an une somme que seul un génie des mathématiques sera capable de vérifier. La transparence n'est donc toujours pas au rendez-vous. La deuxième question qui se pose, c'est de savoir si les avantages de ces réformes sont à la mesure des efforts qui ont été fournis: les banques reconnaissent elles-mêmes que leur mise en œuvre a coûté les yeux de la tête. Il est donc fort possible que les épargnants soit à nouveau les dindons de la farce puisqu'on ne peut exclure que les banques répercutent tôt ou tard ces frais d'une manière ou d'une autre sur... leurs clients.