Publicité
Publicité
leading story

Signe précurseur

Il a fallu des années pour que les esprits soient suffisamment mûrs, mais depuis la crise financière de 2008, les choses se sont beaucoup accélérées. Un consensus semble émerger, au niveau international, sur le principe de l’échange d’informations financières détaillées entre les pays. Cela signifie qu’il sera de plus en plus difficile d’investir une partie de son patrimoine à l’étranger à l’insu de l’administration fiscale. Cette évolution risque évidemment d’avoir un impact sur le secret bancaire dans les pays concernés. Car si on attend de notre pays qu’il communique tous les revenus et soldes de comptes détenus par des étrangers, pourquoi ne le ferait-il pas pour ses propres citoyens? Et combien de temps ce traitement apparemment discriminatoire entre Belges et étrangers pourra-t-il être maintenu? Pour l’instant, il n’existe pas de volonté politique en ce sens, mais les partisans d’un registre des fortunes dans notre pays pourraient, dans les années à venir, trouver du soutien là où ils s’y attendaient le moins.