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Cela sent déjà les élections…

Une belle brochette de politiques pour la nouvelle gare de Fleurus, qui doit simplifier l’accès à l’aéroport de Charleroi. C’est un aéropage important de responsables politiques qui s’est déplacé à Fleurus mardi pour la présentation du projet d’une nouvelle gare dans la commune hennuyère couplée à une navette de bus et un renforcement des liaisons ferroviaires dans le but d’améliorer l’accessibilité à l’aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport). Pas moins de trois ministres, le fédéral François Bellot (MR), les régionaux wallons Carlo Di Antonio (Mobilité et Transports, cdH) et Jean-Luc Crucke (Aéroports wallons, MR) étaient autour de la table et on peut comprendre leur présence car l’événement du jour est lié à leurs compétences. Le projet suppose en effet une collaboration entre la SNCB (compétence de François Bellot), les transports en commun wallons TEC/SRWT (Carlo Di Antonio) et Brussels South Charleroi Airport/BSCA (compétence de Jean-Luc Crucke). Petit plaisantin, Jean-Luc Crucke a ironisé en indiquant que Pierre-Yves Jeholet (MR) aurait pu faire le déplacement avec sa casquette de ministre de l’Économie. "On aurait pu faire d’une pierre, quatre coups (4 ministres au lieu de 3, NDLR)", a-t-il plaisanté. La présence de l’administrateur-délégué de la SNCB, Sophie Dutordoir, se justifiait également. Et peut-être aussi de Luc Lallemand, CEO du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire Infrabel, même si ce n’était pas totalement indispensable. On notait aussi la participation d’Olivier Chastel, président du MR, de l’échevin de la Mobilité de Fleurus (alors que la présence du bourgmestre de la localité était largement suffisante) et d’un député wallon (MR), plutôt spécialiste des matières budgétaires. L’Administrateur général de la SRWT, Vincent Peremans et son responsable marketing étaient également de la partie.