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Inquiètes, les entreprises aéronautiques belges rongent leur frein

A priori, les deux centres d’innovation technologiques et bon nombre d’autres initiatives que propose BAE à la Belgique correspondent bien à l’esprit et à la lettre de la législation européenne, qui prohibe les compensations économiques pour les marchés de la défense, à l’exception de la "protection des intérêts essentiels de sécurité". Le paquet britannique semble également rencontrer les désirs de l’industrie belge, qui plaide pour son insertion dans des programmes d’avenir. Néanmoins, observe une source bien au fait du dossier, les deux centres de recherche "pourraient s’avérer assez compliqués à mettre en œuvre. Car ils seront à vocation nationale, mais cofinancés par chacune des Régions." Autre réserve, poursuit cette source: "certaines des compétences des nouveaux centres sont déjà traitées par des centres de recherche en Wallonie, qui est plus organisée en matière aéronautique que la Flandre grâce au pôle de compétitivité Skywin. Il ne faudrait pas les multiplier ou organiser une concurrence". Enfin dernière interrogation: "est-ce qu’Airbus et Leonardo endossent complètement les propositions d’Eurofighter? Le constructeur européen revient en effet régulièrement à la charge pour obtenir de meilleures conditions auprès des fournisseurs belges. On aimerait des apaisements sur ce sujet", conclut ce spécialiste.