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Les républicains Qui pour prendre le relais des législatives

En récoltant 19,91% des suffrages dimanche soir, le parti Les Républicains sauve la face en se classant à la 3e place. Mais la droite a la dent dure envers son candidat qui s’est accroché à son investiture en dépit de ses affaires judiciaires. "Ce n’est pas la droite qui a perdu, c’est Fillon", estime le député Eric Woerth tandis que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, épinglait aussi sa ligne politique, trop dure. Réunis en comité puis en bureau politiques, les ténors de la droite planchent sur "un projet d’alternance" (en accord avec l’UDI) pour revenir dans la course lors des législatives. Très critiqué hier, François Fillon a renoncé "faute de légitimité" à mener ce combat et il ne devrait pas bénéficier d’une investiture parlementaire ou sénatoriale (à l’automne). Après une trêve électorale d’un mois, la justice devrait à nouveau l’entendre dans l’affaire du Fillongate. Cette sortie rapide de Fillon pourrait profiter à l’ancien président Nicolas Sarkozy qui jouerait déjà des coudes pour propulser son poulain François Baroin, plutôt apprécié à droite, à la tête du parti. Mais Laurent Wauquiez, tenant d’une ligne plus dure, convoite lui aussi le poste. Pour éviter une guerre des ego qui ferait des ravages avant les législatives, le bureau politique a décidé de se doter d’une direction collégiale provisoire. En attendant, le vernis de l’union craque déjà. Si de nombreux élus de droite sont prêts à voter Macron pour faire barrage au FN, d’autres sont plus réticents comme Laurent Wauquiez et le mouvement Sens commun, qui exclut de soutenir l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande.