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Maxime Prévot: "Resserrer les liens avec le pilier chrétien n'est pas ma priorité"

On pourrait lui présenter un fantastique programme gouvernemental plus humaniste que jamais qu’il ne reviendrait pas sur ses pas. Non, niet, nee, dans toutes les langues, le cdH n’entrera dans aucune majorité. Point. Il l’a dit et redit cette semaine limitant par la même occasion les coalitions possibles, surtout en Wallonie. Maxime Prévot, président, se prépare à compter les fidèles. Et à deux années de réflexions intenses pour reconstruire un parti qui n’est plus en mesure de peser dans le monde politique francophone. Dont acte. Il sera bientôt l’heure pour lui de délivrer "quelques devoirs de vacances" à quelques-unes des personnes qui comptent dans le parti afin de lancer, dès septembre, cette refondation qui se fera tant sur le fond que sur la forme, insiste-t-il. En attendant, le Namurois a des préoccupations prosaïques et humainement difficiles. Il s’agira de gérer la baisse drastique de la dotation publique de son parti qui perd environ 1,7 million d’euros sur un peu plus de quatre. Avant de réfléchir à son avenir, le parti va devoir restructurer et se séparer de 20 à 30 personnes. Maxime Prévot qui assume sans sourciller qu’il cumulera ses fonctions de député-bourgmestre de Namur et de président de parti a accepté de rencontrer L’Echo pour aborder l’avenir du centrisme en Belgique francophone.