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Quand Sisyphe et Magritte font du covoiturage

L’un pousse son rocher jusqu’au sommet de la montagne, l’autre arpente la rue de la Loi au volant de sa voiture. Le soir, le premier court après son rocher qui dégringole, le second court après le temps, en bouffant son volant sur la rue Belliard. Vue du ciel et de ses hauteurs ontologiques, notre vie quotidienne a quelque chose d’absurde et de surréel. C’est Camus et Magritte qui, mais dans la main, rugissent dans notre moteur.