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Schengen aux soins intensifs après l'électrochoc allemand

Une semaine après avoir ouvert grand ses portes aux réfugiés bloqués en Hongrie, l’Allemagne a opéré une volte-face spectaculaire, dimanche, en annonçant le rétablissement des contrôles d’identité à sa frontière avec l’Autriche. Cette décision s’est traduite par la mobilisation de plusieurs centaines de policiers et l’annulation de trains en provenance de Vienne. Suite à cette annonce, plusieurs pays européens ont annoncé à leur tour le renforcement des contrôles policiers à leurs frontières: l’Autriche, la Slovaquie, la République tchèque… Les Pays-Bas ont annoncé l’envoi de patrouilles de police mobiles le long des frontières, afin de voir "si le flux se déplace" vers le pays. Et d’autres, dont la Belgique, ont indiqué qu’ils pourraient prendre des mesures similaires si nécessaire. Ces mesures sèment brutalement le doute sur la solidité des accords de Schengen, qui consacrent une totale liberté de circulation des personnes. Et touchent à la corde sensible de ce qui est devenu pour le citoyen européen l’un des principes cardinaux de l’Union européenne. Pourtant, le rétablissement des contrôles ne signifie en aucun cas une "fermeture" des frontières. Et se fait – dans le cas allemand du moins – en accord avec les règles.