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Turquie-Europe, la fin de l'hypocrisie

À trois semaines des élections allemandes, Angela Merkel affirme haut et fort qu’en cas de réélection elle demandera la fin des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Cette sortie, à la faveur de l’unique débat télévisé de la campagne, a permis à la candidate du CDU de couper l’herbe sous le pied de son rival Martin Schulz (SPD), qui pensait être le seul à oser réclamer la fin des négociations. La passe d’armes, à vocation interne, signe la fin d’une longue période d’hypocrisie, où l’Allemagne se prétendait en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Mais elle éloigne encore un peu plus l’Europe de la Turquie, deux partenaires dont les échanges commerciaux pèsent 140 milliards d’euros par an.