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Une claque cinglante pour Angela Merkel

Moins de vingt-quatre heures après que l’Allemagne ait réintroduit des contrôles à ses frontières avec l’Autriche, l’ambiance a changé du tout au tout à la gare de Munich. Les volontaires qui distribuaient à la va-vite des jouets et des vêtements aux milliers de demandeurs d’asile qui arrivaient chaque jour par train depuis une semaine se croisent les bras. Des piles de boîtes en plastique remplies de couches, de pantalons et de peluches ont été entassées près d’une montagne de couvertures bien pliées. Les photographes cherchent désespérément une "image" à envoyer à leur rédaction. Les tentes installées devant l’une des sorties de la gare et les ambulances garées à côté sont toujours là, mais aucun arrivant ne vient se faire enregistrer ou demander de l’aide à un médecin. Les autocars censés récupérer les demandeurs d’asile afin de les conduire vers les centres d’accueil de la ville ont disparu, tout comme la plupart des voitures de police postées là pour éviter d’éventuels débordements. Difficile de croire que ce weekend, plus de 19.000 personnes sont arrivées sur ce lieu aujourd’hui désert.