Le retour des Schtroumpfs sur le petit écran prend forme

©Brussels Airport

Près de 40 ans après leur première apparition en télévision, une nouvelle société de production belge a été constituée pour faire renaître les Schtroumpfs sur petit écran. Le projet suscite de nombreux intérêts. Sortie prévue mi-2021.

On en sait un peu plus sur le prochain retour des Schtroumpfs sur les petits écrans, quarante ans après leur première apparition. Évoqué brièvement en juin lors du lancement de la grande exposition Schtroumpf Experience qui se tient jusque fin janvier 2019 (plus de 150.000 spectateurs à ce jour), le projet a pris de l’ampleur.

Une nouvelle société, Peyo Productions, a été constituée il y a quelques jours. Elle est détenue par la société de droit suisse Lafig SA, en partie aux mains des héritiers de Peyo, le créateur des petits bonshommes bleus et blancs. Véronique Culliford, la fille de Peyo, à la tête d’IMPS, la société qui gère les droits sur l’œuvre du regretté dessinateur, en détient à titre personnel une des 615 actions.

700
Quelque 700 licences Schtroumpfs sont actives aujourd’hui. Chaque année, elles génèrent 1 milliard de dollars de revenus par les ventes de produits au détail.

Peyo Productions a été constituée afin de coproduire, avec la filiale française des Editions Dupuis, détenus par le groupe franco-belge Média Participations, les futurs dessins animés qui seront diffusés en télévision et sur l’internet. "C’est un partenariat dont les modalités n’ont pas encore été strictement fixées, le montant précis de l’investissement n’étant pas encore totalement connu, explique Brigitte Ickmans, COO d’IMPS et bras droit de Véronique Culliford. Ce sera en tout cas une production à plusieurs millions car nous voulons obtenir la meilleure qualité possible."

Production belgo-française

Le projet est, de fait, très ambitieux, il s’agit de produire une série de 52 épisodes de dessins animés en 3D d’une durée de 12 minutes l’épisode. Une deuxième saison de 52 épisodes est d’ores et déjà envisagée. "Nous avons terminé le développement et nous avons entamé la production, l’animation débutera durant la première moitié de l’année prochaine", précise Brigitte Ickmans. Deux studios ont été choisis pour mener à bien le projet: Dreamwall, société de production carolo bien connue, détenue par le quatuor Dupuis, Wallimage Entreprises, RTBF, Sambrinvest, et Ellipse Animation, autre entité du groupe Média Participations.

Présentée en octobre dernier au Mipcom de Cannes à l’état d’ébauche, la nouvelle série suscite déjà bien des intérêts. Elle a déjà été achetée par la RTBF (Ouftivi), la VRT (Ketnet), TF1 et la chaîne allemande Kinder Kanal pour une diffusion dans la deuxième partie de 2021. "Elle intéresse aussi beaucoup les chaînes américaines pour enfants Nickelodeon (qui appartient au géant Viacom, NDLR) et Cartoon Network (Warner Media, NDLR)", assure Brigitte Ickmans. L’audience de ces deux chaînes est planétaire.

Le tournant des années 80

©RV DOC

Cet intérêt américain n’a rien d’étonnant. Les Schtroumpfs sont des personnages universels. Les récentes adaptations au cinéma de leur univers à la sauce hollywoodienne par le studio Sony-Columbia ont cartonné. Mais leur notoriété remonte à bien avant, plus précisément au début des années 80, lorsque le studio américain Hanna-Barbera adapta leurs aventures pour la télévision. Ce fut le début d’une véritable "Smurfmania" télévisée qui permit aux petits personnages de Peyo de conquérir la terre entière. 272 épisodes de 30 minutes chacun furent ainsi produits.

Le projet vise donc à perpétuer l’aura de la série mais avec des techniques d’animation modernes. Et puis, c’est la première fois que des Belges (et des Français) seront à la manœuvre pour un projet audiovisuel autour des Schtroumpfs plus de quarante ans après leur première apparition au cinéma: c’était en 1976 avec l’adaptation par le studio Belvision de l’album mythique "La flûte à six Schtroumpfs".

Produits dérivés

Si le 60e anniversaire de la série remet les Schtroumpfs dans la lumière, ils n’ont en fait jamais quitté les devants de la scène. Une bonne centaine de contrats télévisés sont toujours en cours et on estime à plus d’un milliard le nombre de personnes qui ont été en contact avec la série.

Les dessins animés d’Hanna-Barbera ont donné naissance à un énorme merchandising et l’octroi d’innombrables licences à des marques de produits de grande consommation. Ce business ne s’est jamais éteint. Au contraire, il rebondit régulièrement au gré de sorties de films, d’albums, jeux vidéo et autres événements.

700 licences sont ainsi actives aujourd’hui. IMPS, qui a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 14,3 millions d’euros et un résultat net de 1,4 million, estime à un milliard de dollars les revenus générés chaque année par les ventes de produits au détail via ces licences. La machine marketing devrait donc à nouveau s’emballer lors de la diffusion de ces nouveaux dessins animés.

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