Après Chicago, l'agence wallonne Dogstudio s'attaque à Mexico

©DogStudios

L’agence de contenu digital namuroise va ouvrir un nouveau bureau à Mexico. La nouvelle implantation permettra au groupe de s’attaquer toute l’Amérique latine.

Dogstudio attend un nouveau petit. Deux ans après l’ouverture de son premier bureau international à Chicago, l’agence de création namuroise, d’une quarantaine de travailleurs, s’attaque désormais à l’Amérique latine. L’entreprise compte ouvrir le premier octobre prochain une nouvelle implantation à Mexico.

La ville n’a forcément pas été choisie au hasard. Selon Gilles Bazelaire, le CEO de Superdog et cofondateur de Dogstudio, le potentiel de croissance y est très important. "Je fais régulièrement des missions économiques. J’ai participé à la dernière au Mexique et j’ai vraiment repéré tout le potentiel qu’il y avait là-bas", explique le patron qui suit de près l’évolution du pays depuis déjà plusieurs années. "Je m’y suis rendu il y a trois ans mais le marché n’était pas encore prêt. Aujourd’hui, on voit des entreprises comparables à Dogstudio qui ont explosé, en passant d’une vingtaine à 170 travailleurs", glisse encore le patron, également à l’origine du KIKK festival à Namur.

Une licorne comme client

L’impression que c’est le bon moment pour se lancer s’est d’ailleurs confirmée encore un peu plus il y a quelques semaines. Même si elle n’était pas encore sur place, la société a déjà signé un contrat important avec Rappi.

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Dogstudio joue avec un décalage horaire favorable pour faire des journées à rallonge de 20h via ses différents bureaux.

Complètement inconnue de ce côté de l’Atlantique, cette start-up d’origine colombienne mais installée à Mexico est pourtant déjà un géant. "C’est l’équivalent sud-américain d’Amazon. Ils viennent d’obtenir le statut de licorne et ont récemment levé un milliard de dollars auprès de Softbank", détaille Gilles Bazelaire. Ce premier client de choix devrait rapidement permettre à l’agence de se faire un nom.

Cette stratégie n’est pas vraiment neuve. Pour sa première implantation hors de Belgique, Dogstudio s’était également appuyé sur un premier client à la renommée mondiale. "Nous avons ouvert il y a deux ans une antenne à Chicago. Nous nous sommes lancés car nous avions remporté un appel d’offres pour travailler avec le Musée des sciences et de l’industrie de Chicago", confirme Nicolas Moes-Delval, associé en charge du développement du bureau américain.

Tout comme son implantation américaine, le nouveau bureau de Mexico devrait garder une taille modeste, en tout cas dans un premier temps. "Actuellement à Chicago, nous sommes trois et bientôt quatre. À Mexico, nous allons débuter avec une personne et Gilles qui fera les aller-retours pour jouer son rôle d’associé. C’est suffisant. Il y a énormément d’échanges qui se font avec la Belgique et la partie créative ne doit pas nécessairement se faire sur place", glisse encore le responsable de l’implantation américaine. Travailler en étroite collaboration avec le QG namurois permet d’ailleurs d’obtenir une belle efficacité. "On peut jouer avec le décalage horaire entre nos deux sites et faire des journées de 20h. Lorsqu’un client à une demande aux Etats-Unis, on parvient habituellement à lui faire un retour pour le lendemain matin", glisse encore le patron.

L’agenda extensible plait. Depuis son arrivée chez l’oncle Sam, l’entreprise wallonne enchaine les contrats prestigieux. "Nous avons notamment travaillé pour Adobe et nous allons prochainement conclure des contrats avec de très gros acteurs du transport et des médias", sourit encore Nicolas Moies-Delval.

40% de l’activité à l’étranger

L‘international prend toujours un peu plus de place dans l’activité du groupe. "Aujourd’hui, cela correspond à 40% de notre activité. Nous ne sommes pas seulement actifs qu’aux Etats-Unis. Nous avons aussi pas mal de clients dans le Middle East mais pour le moment il n’y a pas la volonté d’aller s’y installer", détaille encore Gilles Bazelaire.

L’année dernière le chiffre d’affaires de l’entreprise soutenue notamment par Wallimage et Noshaq atteignait 4 millions d’euros en service uniquement.

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