La reconnaissance faciale fait son entrée dans les aéroports

©REUTERS

La compagnie espagnole Iberia a dévoilé une application de reconnaissance faciale pour s’enregistrer sur ses vols à destination de Bruxelles.

La reconnaissance faciale s’immisce petit à petit dans notre quotidien avec des applications de plus en plus concrètes. La plus flagrante et basique étant celle qui permet de déverrouiller son téléphone en un instant. Cette semaine, c’est Iberia qui franchit une nouvelle étape. La compagnie aérienne a dévoilé la possibilité d’embarquer à bord de l’un de ses vols à destination de Bruxelles ou des Asturies au moyen d’une reconnaissance faciale réalisée via son application mobile.

Sans cadre légal, les données biométriques pourraient être monnayées à prix d’or.

Pour s’identifier et embarquer sans sortir son smartphone de sa poche, il faut réaliser un selfie vidéo qui permet au logiciel développé de créer une identité biométrique du passager. Ce profil est ensuite envoyé à la base de données de l’Aena, gestionnaire des aéroports espagnols. Dernière étape, associer le profil à la carte d’embarquement. Une fois ce processus terminé, le passager pourra passer les contrôles de sécurité et la porte d’embarquement les mains dans les poches en présentant simplement son visage devant une borne de reconnaissance faciale. Après une phase test de plusieurs mois, le système pourrait être généralisé selon le communiqué de la compagnie aérienne.

Cette application de la reconnaissance faciale dans le domaine sécuritaire n’est pas la première dans le domaine. L’État français est sur le point de dévoiler son application "Alicem" qui permettra aux citoyens français de se créer une identité numérique et biométrique, afin d’utiliser la reconnaissance faciale pour s’identifier sur les sites officiels de l’État notamment. Dans un autre domaine, Facebook teste actuellement l’utilisation de la même technologie pour identifier ses utilisateurs.

L’eldorado en la matière, c’est évidemment la Chine. La reconnaissance faciale est là-bas utilisée pour établir un profil social des habitants, composé de points bonus et malus en fonction des comportements des citoyens dans leur vie de tous les jours.Si l’État chinois fait peu cas des questions éthiques, c’est évidemment autre chose en Europe où des voix s’élèvent pour réclamer un cadre à l’utilisation de la reconnaissance faciale et à l’utilisation des données biométriques qui en sont le résultat tangible et sensible. Sans cadre légal, ces données pourraient être monnayées à prix d’or.

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