227 travailleurs illégaux sur le site montois de Google: l'amende sera très salée

Google est en train de construire son 3e data cen ter près de Mons. ©BELGA

227 travailleurs n'étaient pas en ordre sur le chantier de construction du troisième data center de Google, près de Mons. Ce n'est pas la première fois. L'auditeur du travail va demander une amende qui devrait être comprise entre entre 480.000 euros et... 4.800.000 euros.

La justice a découvert plus de 200 travailleurs illégaux sur le chantier de Google à Baudour, annonce la RTBF. 227 travailleurs n'étaient pas en ordre sur le chantier de construction du troisième data center du géant informatique. Il y a  15 jours déjà, 105 travailleurs illégaux roumains et bulgares y avaient déjà été trouvés...

Cette fois, un inspecteur du travail voulait entendre la responsable de la société schaerbeekoise qui chapeaute le chantier. Mais il s'est avéré que le sous-traitant principal, une société de droit anglais, travaillait à nouveau avec des travailleurs illégaux, notamment roumains, bulgares, hongrois et britanniques.

331
travailleurs illégaux
Au total, 331 travailleurs illégaux ont été découverts sur le site de Google à Baudour en 15 jours

Comment Google peut-il s'en tirer?

Suite à la première descente, les sociétés anglaises chargées de l'embauche avaient régularisé d'une traite tous les travailleurs illégaux, et la justice a réclamé une amende de 760.000 euros, rappelle la RTBF.

Ces travailleurs n'étaient pas déclarés, ni dans leur pays d'origine ni à l'ONSS en Belgique.
Charles-Eric Clesse
auditeur du travail

Deux sociétés sous-traitantes de droit britannique, selon la RTBF, sont concernées. L'une d'entre elles, le principal sous-traitant, risque, selon l'auditeur du travail Charles-Eric Clesse, une amende dont le montant est compris entre 480.000 euros et 4.800.000 euros. "Nous étions en train de négocier pour les 105 premiers travailleurs. Il s'agit donc d'une récidive, l'amende sera conséquente", a précisé l'auditeur du travail. Celui-ci a précisé que la société Google n'était en rien concernée par ces faits.

→ Que va faire Google? Le géant US a déjà réagi: "Nous avons demandé à ISG, notre principal entrepreneur en construction, responsable de tous les travailleurs sur le site, de coopérer pleinement avec les services d'inspection sociale et de résoudre tout problème le plus rapidement possible", a indiqué Frederik Van de Meulebroucke, porte-parole de Google. Selon lui, l'entreprise a mis en place un code de conduite clair pour ses fournisseurs, qui sont contractuellement tenus de respecter toutes les lois et réglementations locales en vigueur. "Il est important pour nous que cette affaire soit réglée." 

©Photo News

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