Comment les cybercriminels recrutent les jeunes

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Les cybercriminels infiltrent les médias sociaux afin de manipuler des jeunes pour transférer de l'argent détourné. Une technique frauduleuse qui met en jeu la sécurité du jeune et de son entourage.

De l'argent facile et rapide. C'est ce que proposent les cybercriminels pour appâter leurs "cibles" et les faire tomber dans leurs filets. Leur arme de prédilection?

35 %
Proportion de Belges utilisant Snapchat en 2016
35% des Belges utilisaient le média social Snapchat en 2016 contre 40% pour Instagram, selon une étude publiée par l'agence Statistica.

Les médias sociaux fortement prisés par la jeune génération comme Instagram, Snapchat ou WhatsApp par exemple, mais également l'environnement direct des jeunes. Ainsi, les fraudeurs investissent également les forums de discussion des écoles voire se rendent sur les lieux de sorties pour approcher leurs futures "recrues".

Des mules 2.0

La fédération d'institutions financières belges Febelfin appelle à la vigilance face à la recrudescence des cyberarnaques. Les cybercriminels se servent de la crédulité des jeunes en leur faisant miroiter des gains faciles afin de transférer, souvent vers d'autres pays, de l'argent détourné.

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Une méthode dite de la mule financière. Les fraudeurs demandent à leurs "recrues" de leur prêter leur carte bancaire en échange d'une promesse d'argent. Lors de la première rencontre, souvent organisée dans un lieu public accessible, le cybercriminel sollicite, en plus de la carte bancaire, le code PIN du jeune. L'escroc effectue alors des transactions, prétendument légales, avec la carte du jeune, en l'échange d'une compensation financière.

Un danger pour le jeune et sa famille

Seulement, derrière ce marché soi-disant fructueux, les transactions sont illégales. La carte est en effet utilisée pour transférer de l'argent volé. En étant en contact avec des criminels et en acceptant leur proposition, les jeunes se rendent coupables d'une infraction sans s'en rendre compte. Ils peuvent ainsi être poursuivis au pénal. La responsabilité des parents est susceptible d'être engagée si la victime de l'arnaque est mineure.

3.196 milliards
Nombre d'utilisateurs actifs de médias sociaux dans le monde en 2018
D'après l'étude de l'agence We Are Social et de la plateforme de gestion des réseaux sociaux Hootsuite, 3.196 milliards d'individus étaient actifs sur les médias sociaux en janvier 2018.

Une fois la proposition acceptée, les fraudeurs intensifient la pression sur le jeune en lui sommant de leur remettre des cartes bancaires supplémentaires. Si celui-ci n'obtempère pas, il fait face aux menaces de violence, notamment physiques, de la part des escrocs.

Quels sont les moyens de prévention?

La prévention réside avant tout dans le dialogue. Selon Febelfin, il faut informer les jeunes et en les amenant à identifier ce type d'escroquerie. Il convient de les sensibiliser au fait qu'il ne faut en aucun cas transmettre leur carte bancaire, numéro de compte ou code bancaires à une tierce personne.

Par ailleurs, si vous rencontrez sur les médias sociaux des postes promettant de gagner rapidement et facilement de l'argent, signalez-le au Point de contact pour les victimes de fraudes, tromperies, arnaques et escroqueries via ce lien.

Si un jeune tombe dans le piège des fraudeurs, Febelfin enjoint à faire immédiatement bloquer la carte via Card Stop au numéro 070/344.344. Il est nécessaire de prendre ensuite contact avec la banque et de porter plainte auprès de la police.

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