L'intelligence artificielle créera 200.000 emplois

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D’ici 2030, le développement de l’intelligence artificielle devrait déboucher sur la création de 200.000 emplois dans de nouvelles catégories de métiers en Belgique. Même si l’on y soustrait le nombre d’emplois remplacés par l’automatisation, la croissance nette reste positive.

L’intelligence artificielle, opportunité ou menace pour l’emploi en Belgique? McKinsey a tranché: le développement progressif de cette technologie devrait résulter à terme en une croissance de la productivité et des offres d’emplois dans le pays si la transition est bien gérée.

Concrètement, le cabinet de conseil a calculé, dans le cadre d’une vaste étude sur l’avenir du travail en Europe du Nord (Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suède), que l’intelligence artificielle devrait contribuer à 1% de croissance du produit national brut par an d’ici 2030 – contre 1,2% pour le reste des pays sondés, présentant un mix de secteurs et de métiers plus avantageux –, de même que déboucher sur la création de quelque 200.000 emplois environ dans de nouvelles catégories de métiers.

Bien, mais il n’empêche que dans le même temps, il ne faut pas se leurrer, d’autres jobs seront aussi amenés à disparaître. Pour McKinsey, pas d’inquiétude à avoir au niveau macro. "La création de nouveaux emplois devrait compenser non seulement la perte d’emplois existants remplacés par l’automatisation, mais résulterait même en une croissance nette de quelque 40.000 emplois d’ici 2030."

Si le rapport est volontiers optimiste, Jacques Bughin, directeur du bureau de Bruxelles du cabinet de conseil tient à préciser qu’il s’agit d’un rapport "factuel", entendant "mettre en lumière que les technologies peuvent apporter beaucoup d’avantages" à la société.

Bien gérer la transition

Sauf qu’il y a un mais… Pour que ces prédictions se réalisent, McKinsey souligne qu’"une action rapide et soutenue de la part des parties prenantes de la société est requise", sans quoi, le chômage pourrait in fine augmenter, de même que la croissance du PNB pourrait diminuer.

L’inverse des prédictions émises par le cabinet de conseil est donc tout autant possible, bien qu’évidemment non-recherché et encore moins voulu. C’est pourquoi les acteurs politiques doivent sans plus tarder "coopérer avec le monde des affaires pour continuer à encourager les innovations en technologie".

Sont notamment pointés du doigt en Belgique "un manque de compétences adéquates (qu’elles soient créatives et sociale, liées à la résolution de problèmes ou encore techniques, NDLR)" ainsi qu’un "trop peu d’innovations belges dérivées de l’intelligence artificielle".

Selon Jacques Bughin, "les parties gagnantes seront celles qui créeront et exécuteront une vision correcte et des actions rapides et fournissant dans un bref délai les moyens pour financer la transition". Reste à espérer que le message soit entendu de la part des concernés.

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