ProUnity triple son chiffre d'affaires et lève un million d'euros

©Dieter Telemans

La scale-up bruxelloise a atteint son objectif pour 2019 en affichant 58 millions d’euros de revenus. L’entreprise veut aller plus loin et vient de clôturer une levée de fonds d’un million d’euros.

ProUnity aura donc tenu sa parole. Il y a un an lors d’une précédente rencontre avec l’Echo, David Muyldermans, le cofondateur de cette plateforme permettant à des entreprises de recruter et gérer du personnel externe, était plein d’ambitions. Son objectif à l’époque? Tripler le chiffre d’affaires de sa scale-up installée à Bruxelles. "Nous y sommes arrivés", explique fièrement le patron. "Nous sommes passés de 14,5 millions d’euros de revenus à 58 millions et nous avons surtout triplé notre marge brute", sourit-il. Aujourd’hui, ils sont vingt à travailler pour l’entreprise spécialisée dans la gestion RH. La plateforme développée permet de mettre en relation des entreprises et des spécialistes externes comme des consultants et des freelances. ProUnity se charge de la mise en relation et du suivi des prestations, jusqu’aux paiements. "Notre fonctionnement repose sur un pourcentage lors de la facturation de la mission", explique le patron.

100 millions €
Le patron de ProUnity espère encore doubler son chiffre d’affaires en 2020.

ProUnity compte aujourd’hui plus de 10.000 freelances et 600 entreprises inscrits sur sa plateforme. Actuellement 1.000 missions sont réalisées dans une trentaine de sociétés. "À l’origine, nous sommes essentiellement actifs dans le domaine de l’informatique. Nous nous sommes ensuite étendus notamment dans le monde des ressources humaines, du droit et de la finance. Nous avons également développé une offre pour les médias et la gestion des collaborations avec les journalistes indépendants", précise encore le CEO. 60% des clients de ProUnity se situent dans le secteur public. "Nous travaillons avec Smalls, la Loterie nationale, l’ONE, le Forem… Nous avons également dans nos clients Ethias, Securex, Sodexo, Touring et Rossel (qui édite Le Soir et les journaux de SudPresse)".

Se rapprocher du top 3

Avec près de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires pour une vingtaine de travailleurs, ProUnity est sur la bonne voie pour se faire une place à long terme sur le marché. "En ajustant les coûts, nous pourrions déjà être bénéficiaires mais il y a encore un écart à combler avec le top 3 du marché. On va donc encore continuer à investir pour améliorer notre offre de services". Pour financer ses prochaines ambitions, ProUnity a bouclé vendredi dernier la deuxième levée de fonds de sa courte histoire débutée en 2015. "Nous venons de lever un million d’euros auprès de nos investisseurs historiques que sont Brustart, Seeder Fund, Securex et Jean-Louis Van Houwe (le fondateur de Monizze). En 2017, nous avions déjà obtenu 950.000 euros avec les mêmes partenaires. Cette nouvelle injection montre qu’ils croient en nous", se réjouit le patron.

Outre le développement d’un service plus complet avec notamment une ouverture aux intérimaires, ProUnity utilisera l’argent injecté pour engager six nouvelles personnes et tâter le marché étranger. "Nous avons des clients qui disposent de filiales à l’étranger, en France notamment. Nous aimerions un peu plus envisager ces terrains. Nous allons notamment pouvoir nous appuyer sur notre actionnaire et client Securex et nous cherchons un commercial en France", explique encore le patron qui se risque une nouvelle fois à chiffrer ses objectifs. "On compte atteindre cette année les 100 millions de revenus", sourit-il. Rendez-vous dans un an.

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