88 licenciements chez RTL

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Direction et syndicats de RTL Belgium sont parvenus à un accord social. La plan de transformation #evolve est socialement moins douloureux que prévu. Sur les 88 personnes concernées 30 sont candidates à un départ volontaire.

Cinq mois et demi après l’annonce du plan de transformation #evolve, direction et représentants du personnel de RTL Belgium sont tombés d’accord sur les modalités de départ dans le cadre de la procédure Renault. Les négociations ont été rudes – jusque 23h hier soir - mais le jeu en valait la chandelle puisque le plan est moins douloureux que prévu.

88
licenciés
Sur les 105 licenciements envisagés (soit plus d’un salarié sur six), seuls 88 seront effectifs, dont 38 candidats au départ.

Sur les 105 licenciements envisagés (soit plus d’un salarié sur six), le nombre a finalement été réduit à 88. Mais 38 personnes concernées sont volontaires au départ si bien qu'une cinquantaine de personnes seront effectivement licenciées. L’accord a été présenté ce vendredi en début d’après-midi lors d’une assemblée générale du personnel, qui l'a approuvé.

75% d’entre elles ont plus de 45 ans. Quasi tous les départements (production, rédaction, services généraux, régie pub…) sont touchés, seule la radio est préservée.

Selon nos informations, les collaborateurs licenciés "bénéficieront" d’un package de départ meilleur que les conditions légales puisque, au critère des années d’ancienneté, viendra s’ajouter une prime fixe identique pour chaque travailleur licencié. A cela s’ajoute un package de 1.800 euros par personne dédié à un processus d’outplacement. Mi-mars, la direction rencontrera individuellement chaque personne licenciée.

Affronter les défis

Annoncé mi-septembre 2017, le plan #evolve est censé permettre à RTL Belgium d’affronter les défis qui se présentent à elle dans un contexte de baisse de ses revenus en télévision et de sa profitabilité: arrivée de TF1 sur le marché  publicitaire, changement des modes de consommation de la télévision, crise du marché publicitaire, menace des Gafa, digitalisation, etc., il prévoit à la fois un volet réorganisation des processus de travail (production, information, diffusion, etc. ) et un volet restructuration. D’où le déclenchement de la procédure Renault sur les licenciements collectifs.

Les syndicats ont âprement discuté et ont posé plus de 580 questions, prolongeant la phase d’information de longs mois durant. Au point d’exaspérer la direction qui, il y a dix jours, décidait de mettre un terme à cette phase d’information et de passer à la phase négociation malgré le refus des représentants du personnel qui estimaient ne pas avoir obtenu suffisamment de réponses à leurs questions. En "représailles", ces derniers avaient introduit un recours auprès d’Actiris, afin de prolonger d’un mois la phase de négociation, dont la durée est fixée à un mois. Une démarche qui s’est finalement avérée inopérante.

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