Dépôt d'un préavis de grève aux Editions de l'Avenir

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La rédaction conteste la décision de la direction de ne pas nommer deux candidats qui avaient recueilli un avis positif des rédacteurs en chef adjoints.

La colère ne s'estompe pas aux Éditions de l'Avenir. Réuni en assemblée générale à l'appel de la Société des Rédacteurs et de l'Association des journalistes professionnels, le personnel a voté à l'unanimité le dépôt d'un préavis de grève de 14 jours. Auparavant, la rédaction avait publié dans le journal une double page pour faire part de leur colère sur la politique de nomination du groupe. 

"Il s’agit pour le personnel d’exiger le respect de la charte d'indépendance rédactionnelle. Celle-ci est violée dans ses dispositions relatives aux recrutements et nominations au sein de la rédaction", lit-on dans un communiqué.

Dans le contexte encore tendu après la restructuration du printemps dernier, la tension est encore montée cette semaine d'un cran après la décision de la direction de ne pas nommer deux candidats à "des postes clefs" au sein de la rédaction, et ce alors que les deux rédacteurs en chef adjoints avaient émis un avis positif, "ceux-ci étant pourtant les seuls représentants de la rédaction en chef, en l’absence d’un rédacteur en chef".

"Les adjoints, malgré la pression et les pressions, se sont émus de la situation en comité de direction et ont pris de la sorte de gros risques. L’AG leur a apporté son soutien unanime." Pour la rédaction, après les "licenciements ciblés" la direction a donc décidé de procéder à des "désignations ciblées". Pour elle, ces opérations sont diligentées par Stéphane Moreau, le patron de Nethys, et consorts qui "n'ont visiblement pas digéré la couverture de l'affaire Publifin et sont toujours déterminés à régler leurs comptes avec cette rédaction insoumise en la renouvelant progressivement par des éléments plus collaborants." Pour rappel, le groupe média fait partie du groupe Nethys.

Le personnel exige désormais l'écartement du directeur des rédactions, qui selon eux ne joue pas son rôle de garant de l'indépendance de la rédaction. Il ajoute que Philippe Lawson "travaille seul et contre les rédactions". Ce dernier a déjà fait l'objet d'une motion de méfiance de la part du personnel.

Interrogé dans les Éditions de l'Avenir sur ces "non" nominations, ce dernier affirme que pour lui seule la compétence prime. "J'ai mis sur la table des éléments objectifs que j'ai présentés au directeur général et nous avons pris une décision collégiale."

Dans l'intervalle de ces 14 jours, la rédaction continuera à oeuvrer tant sur le site que dans le journal. Une évaluation de la situation sera effectuée à la fin de ce délai.

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