À Londres, vous pouvez désormais financer votre série préférée

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La plateforme Zest permet d’acheter des actions de futures œuvres, avec un accès préalable au scénario, aux acteurs potentiels, à l’équipe technique, etc.

Une nouvelle plateforme de streaming voit le jour cette semaine au Royaume-Uni, avec un principe novateur mais qui risque de standardiser un peu plus la production de contenus: le financement des séries et films par les abonnés. Ceux-ci ont en effet la possibilité d’acheter des actions de futures œuvres, avec un accès préalable au scénario, aux acteurs potentiels, à l’équipe technique, etc. Ces fans-actionnaires achètent des droits IP, via une blockchain.

Cette plateforme, appelée Zest, est créée par la start-up britannique Bombay Sour, qui a elle-même été fondée au mois de mai. Parmi ses créateurs, le réalisateur Eric Kissack, à qui l’on doit le montage de la récente version du "Dictateur" (2012), ou Simon Egan, le producteur du "Discours d’un roi" (2010), primé aux Oscars.

Plus de 200 pilotes figurent déjà dans le catalogue de Zest, dans l’attente d’un financement. Les premières productions devraient être lancées d’ici la fin de l’année. Outre le Royaume-Uni, la plateforme, qui vise principalement les moins de 30 ans, sera dans un premier temps disponible aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Pologne.

Ce type de projet s’inscrit dans la continuité de la tendance de l’hypersonnalisation des contenus pour mobiles, alors que la part d’audience de la télévision chez les jeunes baisse d’année en année. Le streaming est particulièrement attractif pour les 16 à 24 ans: au Royaume-Uni, un tiers d’entre eux est désormais abonné à Netflix.

Les plateformes d’Amazon, de YouTube et d’Apple connaissent également une forte dynamique. Netflix doit investir 7 à 8 milliards de dollars en nouveaux contenus l’an prochain, contre 4,5 milliards pour Amazon et 1 milliard pour Apple.

Bombay Sour se présente lui-même comme un "crowdfunded Netflix". Son directeur général Piotr Kocel imagine un "futur décentralisé où le contenu sera démocratiquement co-créé avec le public et où la valeur sera distribuée à parts égales avec des contrats intelligents".

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