Bpost prêt à affronter les défis de la libéralistaion

Johnny Thijs, le CEO de bpost, se dit prêt à l'ouverture du marché postal à la concurrence dès 2011. A 45 jours de cette libéralisation, le patron de bpost est optimiste face aux défis à venir. Ce dernier semble aussi satisfait des résultats de 2010. Le recul des volumes se tasse et le bénéfice est en progression par rapport à 2009.

Dès le 1er janvier 2011, le marché postal belge sera ouvert à la concurrence. La poste belge devenue "bpost" en juin dernier était, jusqu'à présent, organisée en monopole légal, et devra prochainement faire la place à de nouveaux concurrents sur le marché. Sans entrer dans le détail, le dirigeant de bpost, Johnny Thijs a indiqué lors d'une conférence de presse que "les résultats 2010 étaient conformes aux attentes et même au-delà des objectifs". Le bénéfice normalisé est quant à lui meilleur qu'en 2009.

En ce qui concerne les volumes, le dirigeant a fait état d'un recul d'un bon pourcent contre une baisse de 4% en 2009. Il a toutefois indiqué que "le volume du courrier classique continuera à diminuer et ce recul ne s'arrêtera jamais. Il faudra donc se préparer à des difficultés dans les années à venir".

Le patron de bpost a ainsi indiqué que l'entreprise se prépare à relever deux défis majeurs: d'une part, l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, mais aussi l'évolution des technologies qui poussent le public à utiliser de plus en plus les voies digitales. "Si on ne fait rien, on risque de perdre 400 millions d'euros de par cette concurrence", a affirmé Johnny Thijs. Bpost devra aussi déployer des efforts importants afin de compresser les coûts, ce que l'inflation ne facilitera pas. "Nous nous attendons à ce que l'inflation reprenne avec le risque qu'elle soit supérieure à 2%", a indiqué Johnny Thijs.

Objectifs pour 2011?

Bpost n'a pas pour ambition d'offrir les services les moins chers, mais tient à rester n°1 en ce qui concerne la qualité et la fiabilité des services offerts qui couvriront toujours l'ensemble du territoire belge. Le développement de nouvelles activités est aussi crucial afin de préserver au mieux l'avenir de la société. "Le mouvement de changement entamé ne s'arrêtera pas, il faut essayer de répondre au mieux aux besoins de la société de demain", a déclaré Johnny Thijs.

Pas de licenciements secs ne sont prévus pour les années à venir, aussi longtemps que la société le permettra. Mais malgré environ 2000 départs naturels par an, ce volume s'avère de moins en moins important que par le passé. Cependant, Thijs a affirmé que "l'expérience a démontré qu'il était possible de réduire les coûts tout en gardant la qualité et un service opérationnel sans licenciements massifs".

 

 

 

 

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