Le nouvel algorithme de Facebook fait une première victime

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Le site Little Things ferme ses portes. Son audience depuis Facebook avait chuté de 75%. En cause, le changement d'algorithmes.

C'est la première victime déclarée du changement de l'algorithme de Facebook , cet ensemble de règles qui définissent les contenus affichés sur les fils d’actualités des utilisateurs. Mardi 27 février, le site internet américain LittleThings a annoncé sa fermeture immédiate.

"Aucune des mises à jours précédentes ne s’était approchée d’un tel niveau de destruction" (Joe Speiser, directeur général de Little Things, dans un message adressé aux salariés)

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Lancé en 2014, LittleThings publiait des articles sur la cuisine, la parentalité ou encore les animaux. Le site avait créé une douzaine d’émissions. La très grande majorité de son trafic, notamment vidéo, provenait de Facebook, sur lequel il comptait 12 millions d'abonnés.

Mais cette dépendance à Facebook le rendait vulnérable. L’an passé, des modifications de l’algorithme avait déjà fait fondre son audience, passée de 58 millions de personnes en juillet 2017 à 34 millions en janvier 2018, selon les chiffres du cabinet Comscore.

La situation avait encore empiré ces dernières semaines. Le nouvel algorithme de Facebook a entraîné une chute de 75% de l’audience organique, c’est à dire qui n’est pas issue de l’achat de posts sponsorisés. Une chute qui a fait fuir les repreneurs potentiels. La société, qui employait une centaine de personnes, n’avait dès lors plus les moyens de financer une activité toujours pas rentable.

• C'est quoi, ces nouveaux algorithmes? Les changements apportés au fil d’actualités donnent la priorité aux amis et à la famille, au détriment des entreprises, des marques et des éditeurs de presse. Leurs messages “évincent les moments personnels qui nous poussent à nous connecter”, justifiait alors Mark Zuckerberg, son fondateur et patron de Facebook.

©Filip Ysenbaert

Un véritable coup de massue pour les éditeurs de presse ou les créateurs de vidéo qui dépendent trop fortement Facebook. Leurs articles ou clips sont moins visibles que précédemment. Cela signifie moins de clics et moins de visionnages, et donc moins de recettes publicitaires. La semaine dernière le groupe Vox Media a licencié 50 personnes, en raison notamment de l’arrêt de la production de vidéos spécifiques à Facebook.

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