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Les coulisses de la rédaction

Les doutes profonds de la ministre/Ne pas confondre vitesse et précipitation

Projection privée à Bozar. Projection coup-de-poing au Palais des Beaux-Arts, en présence du prince Laurent, des ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Justice, de la militante antinazie Beate Klarsfeld et d’un impressionnant parterre de personnalités et d’anonymes. Il a bien fallu laisser défiler tout le générique du film d’Alexandre Arcady, "24 jours. La vérité sur l’affaire Ilan Halimi" pour permettre au public de reprendre son souffle. Le film retrace en effet l’histoire vraie du jeune Juif Ilan Halimi, enlevé, torturé et laissé pour mort par le "Gang des barbares", en 2006. Au fil de l’enquête, la police se rend compte que ce fait divers sordide est en fait, relève Alexandre Arcady, "le premier meurtre de Juif en tant que tel depuis la Shoah". Le film, sorti en France en avril, n’a jusqu’à présent pas trouvé de distributeur en Belgique. L’idée de le projeter en avant-première à Bruxelles est née de la rencontre, quelques jours après la tuerie au Musée juif de Bruxelles, entre Alexandre Arcady et Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’Antisémitisme.

En présentant son film à Bozar, le réalisateur a relevé une similitude entre les deux drames: le déni, dans un premier temps, du caractère antisémite de ces crimes. "Pour l’attentat de Bruxelles, où un homme est entré dans un musée juif et a tiré froidement sur quatre personnes, on s’est posé pendant deux ou trois jours la question du caractère antisémite de l’attentat", s’est-il étonné… face à Joëlle Milquet qui, précisément, avait déclaré peu de temps après l’attentat qu’il s’agissait "vraisemblablement" d’un acte antisémite. Difficile de faire plus vraisemblable. Croisée à la sortie, la ministre de l’Intérieur a promis de demander à la RTBF d’examiner la possibilité de diffuser le film sur ses antennes. À suivre, donc.

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Aller-retour chez Sonaca.

C’est dans une très grande urgence et malgré de nombreux rappels préalables en provenance de la Sonaca que le gouvernement wallon a proposé, peu après les dernières élections, la liste des nouveaux administrateurs à désigner au conseil de Sonaca. Si la liste et la notification sont, fort logiquement, parties du cabinet de Jean-Claude Marcourt (PS, Économie), elles ont donné lieu à un cafouillage certain, en tout cas côté cdH.

En effet, on peut lire dans la notification qu’aux côtés de l’échevin social-chrétien carolo Antoine Tanzilli, a été désigné un certain Alain Mager. Or, ce Verviétois, ex-secrétaire particulier de Melchior Wathelet père, n’a jamais, au grand jamais, donné son accord pour siéger comme administrateur chez Sonaca!

Tout simplement parce qu’il y a incompatibilité majeure entre les fonctions qu’il exerce dans l’ordre judiciaire et un engagement dans une société commerciale. Ce qui avait visiblement échappé aux "désignateurs" du CDH!

Nommé toutefois très officiellement via une notification du gouvernement wallon sortant, Alain Mager n’avait plus d’autre choix que de… démissionner, sans jamais avoir pris le chemin du plateau de Gosselies! Conclusion: sur ledit plateau, on attend toujours le nom du second administrateur issu du parti de Benoît Lutgen.

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