L'application itsme... Vous l'employez, vous?

©itsme

Six mois après son lancement un peu chaotique, "itsme" enregistre quelque 200.000 transactions. Téléchargée 65.000 fois, l’application n’est actuellement opérationnelle qu’auprès de 8 partenaires. Tous privés.

L’application "itsme", vous connaissez? Comme encore beaucoup de Belges, probablement pas. "Nous n’avons pas fait de grande campagne de communication, reconnaît Sylvie Vandevelde, responsable marketing et communication chez Belgian Mobile ID. On a essentiellement communiqué lors des événements regroupant nos partenaires".

Belgian Mobile ID, c’est le nom (un peu trop) générique derrière lequel se cache un consortium regroupant les plus grandes banques belges (Belfius, BNP Paribas Fortis, KBC et ING) et les trois opérateurs télécoms (Orange, Proximus et Base/Telenet). Du beau monde qui a eu l’idée de s’associer pour développer une application d’identification numérique unique qui va reléguer aux rangs d’ancêtres impurs les digipass et autres tokens ou mots de passe à rallonge.

La promesse d’itsme? Vous n’aurez plus jamais besoin que d’une application et d’un code de 5 chiffres (ou de votre empreinte digitale si vous avez un iPhone) pour vous connecter à votre banque en ligne ou faire des transactions. Dans les faits, on est quand même nombreux à galérer pour s’y connecter et comprendre son utilité du premier coup. Et si l’on passe ce premier écueil, on constate vite que son intégration est assez limitée dans la vie de tous les jours.

→ Lisez notre Edito L'art du bon timing

 

BNP Paribas et Proximus s’invitent à la fête

Depuis son lancement boiteux en mai dernier, l’application a été téléchargée près de 65.000 fois. En six mois, "on a comptabilisé 200.000 transactions", affirme Sylvie Vandevelde. C’est pas mal si l’on considère que jusqu’à ce mercredi, l’application ne fonctionnait qu’avec 6 partenaires: Randstad, Doccle, Rombits, Bolero, ING (depuis septembre) et Belfius (depuis le mois dernier).

Depuis ce mercredi, les clients de BNP Paribas (mais aussi Fintro et Hello bank!) n’ont, eux non plus, plus besoin de lecteur de cartes pour se connecter à l’Easy Banking Web. Idem pour les clients qui veulent accéder à leurs services via MyProximus. Interrogé sur cette relative lenteur d’intégration au sein même du consortium et sur la possibilité d’avoir communiqué (mal et) trop tôt, Belgian Mobile ID réplique qu’il fallait "à un moment sortir du bois" et que "tout avançait dans les temps". Cool, quoi.

 

Applications publiques?

Dans le futur, les communications entre les citoyens et les autorités publiques – l’utilisation de Tax-on-web par exemple – pourraient également se faire via itsme. Plus besoin d’un lecteur de carte d’identité électronique ni de retenir le code qui est y lié. C’est beau, c’est belge. Mais c’est surtout encore loin d’être opérationnel. L’arrêté royal fixant les conditions, la procédure et les conséquences de l’agrément de services d’identification électronique pour applications publiques a été publié ce 8 novembre dernier.

Mais avant de pouvoir commencer à intégrer l’application itsme (ou n’importe quel autre fournisseur privé d’identité numérique), il faudra qu’elle soit reconnue comme clé digitale pour CSAM (la porte d’accès aux services de l’État qui rassemble un ensemble de conventions, règles et services destinés à organiser la gestion des identités et des accès au sein de l’e-government). "Nous attendons la reconnaissance du premier service d’identification électronique bientôt", souffle le SPF Bosa, en indiquant qu’il ne peut confirmer de nom avant la reconnaissance officielle. Patience, on a dit.

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